ACTE PREM1EH
L \ COMTE >SE
Comment donc ! c'esl si intéressant de voir un grand
artiste au travail...
l.\ BARONNE.
De voir naître un chef-d 'œuvre 1
Biles Balnent les arriYôs avanl ell change de bonjours
el >le poignées de main, puis elles regardent le portrait.
CLOTILDE
Comme e*est ça, n'est-ce pas'.'
LA BARONNE
Oh ! frappant... saisissant '.••
LA COMTESSE
Et cette distinction... ce comme il faut... pour nous autres, il n'y a vraiment que les portraits de M. Huyonnet !
CARV1LLE.
Et puis ce fond, mesdames, remarquez-vous ce fond ?
LA COMTESSE
Oh! ce fond... comme il est tranquille! comme c'e>l bien le plein air!
LA UARO.VNE.
Et comme il fait ressortir!
LA BAHTHERIE.
.Mon Dieu! l'œuvre est parfaite... Mais quand on connaît intimement une personne comme je connais nécessairement ma nièce, un se rend mieux compte de sa vraie physionomie que ne peut le faire un étranger... Ainsi j'oserais dire que ce portrait, ce chef-d'œuvre que n<in> admirons tous, prête à ma nièce une expression... je dirai un peu se'rieuse... je soumets hunibleinenf cette observation au maître... 11 me semble que >i l'on éveillai I un peu cette physionomie...
348 CHAMILLAC
LA COMTESSE
Oui, je crois que vous avez raison !
LA BARONNE
Oui... oui... c'est vrai !...
LA COMTESSE
Oui, elle a l'air un peu endormie comme cela... oui, je leveillerais un peu, moi, monsieur Hu#onnet!