‹ Theatre complet. --Chapitre 37 sur 318 · H LAN CH E · texte numérisé non relu

H LAN CH E

De VOUS à moi?... Mais qUOi donc?... [Elle le regarde «v les

unes. Il faut qu'il y ail ici quelque méprise, quelque malentendu... Ah çà! est-ce que par hasard?... (eu.- ri».} Oh! non... N'oyons, monsieur de Savigny, à qui supposezvous donc que ces lettres s'adressent?...

A personne... Je suis convaincu qu'il s'agit d'un pur roman, et que le nom du héros reste en blanc. Mais...

BLANCHE

Ah! décidément... pour mon honneur, et pour voire repos, monsieur... il faut donc que je vous Je nomme, ce héros... car je commence à entrevoir l'idée vraiment fantastique qui vous a traversé l'esprit... Ah! mon Dieu! mais à qui se fier alors?... (Elle ru derrière son éventail.) Comment ! monsieur de Savigny!

s A V I G N Y, an pea décontenancé.

Mais vous vous trompez... je vous supplie de croire que la discrétion seule...

BLANCHE

Non... non... pardon! je suis fâchée d'abuser de vos instants... mais je ne puis rester sous le coup de vos étranges soupçons... Vous saurez tout... tout... même le nom... très

sérieusement, je le veux!... (L'orchestre joue le préInde d'une valse.]

Aussitôt après cette valse, je vous attendrai là, sur la ter-

rasse... et vous saurez tout, puisqu'il le faut... Ah! mon Dieu!...

Elle rit et se lève.

L'AMIRAL, se levant de son côté.

Il faut pourtant que je m'arrache au charme...

Il salue Bertlie.

Votre bras, amiral, voulez-vous? je danse cette valse, et

je SUis en retard... (Elle pren.l lebras de l'amiral; à Berthe.) Eh bien,

tu avais raison, toi : il est quelquefois amusant, ton mari... excessivement amusant !...

Eli.- lit. .-t sort à gauche arec l'amiral.

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