SCENE PREMIERE
LE MARQUIS, FRONTIN, tonsdeu*
vêtus de noir.
Le marquis est assis un peu à droite, rêvant et soupirant; Frontin est debout et l'observe d'un air de commisération.
FRONTIN, s'approchant avec discrétion, d'un ton béat et plaintif.
Puis-je demander à monsieur le marquis comment il se trouve de la petite promenade qu'il vient de faire?
LE MARQUIS
Peuh! ni bien, ni mal, Frontin... Je ne sais pas... Toujours de inAme... Prends cette chaise, Frontin, prends.
(Frontin s'asseoit d'un air consterné à quelques pas du marquis, tous deux gardent un moment le silence, livrés à leur douleur. — Après une pause.) Quel est
donc le maraud qui a dit, Frontin, que le temps venait à bout de toutes les douleurs? — Je ne m'en aperçois guère, pour mon compte.
Il soupire* FRONTIN.
Ni moi pour le mien.
DEUXIÈME TABLEAU lil