ACTE I, SCLNE Fil
HERMANN
Oh! chère madame, je rends la plus complète justice à la grâce personnelle de votre accueil et à la parfaite organisation de vos têtes. Fleurs, lumière, musique, buffet de premier ordre, jolies femmes en satin, en soie, en velours, en mousseline, en peau surtout! C'est ici le paradis des cinq sens.
MADA.ME DE SABÉCOURT. souriaul.
Alors que me reprochez-vous ?
HERMANN, gravement.
Peut-être de négliger les aspirations morales de vos hôtes...
MADAME DE SABECOURT, interrogeant .oiiccessivement chaque assistant du regard.
Comprenez- VOUS co que cela signifie ?
HERMANN, de même.
Voyons : vous invitez M'"'' de Beauloir, et vous n'invitez pas M. d'Allivrain?
MADAME DE SABÉCOURT,
Oh ! le mauvais plaisant !
MADAME DE MAUDRE.
A propos, qu'est-ce que devient son scandale, à M. d'Allivrain?
LES PAROLES !i ESTENT
SAINT- CHEF
D'abord, il y en a deux... scandales!
MADAME DE MAUDRE.
Ah ! vraiment ? Moi, je ne connais que celui qu'il est impossible de raconter devant les dames.
(M""* de Maudre se fait raconter tout haa /a seconde hi&ioire par Saint-Chef.)
HERMANN, ouvrant une complahilité sur ses doigts.
Vous négligez d'avoir M"'*' Oblomojff pour Erik effendi. Vous recevez la vicomtesse de Privas et vous fermez votre porte au gros Silbermaker. Vous...
MADAME DE SABÉCOURT, larrêtmit.
Pardon. Je donne à dîner, à danser. Je ne donne pas... à aimer.
HERMANN
C'est pourtant ce qu'on a trouvé de mieux pour retenir ses amis.
LE DOCTEUR
Sur le pied de trois personnes par ménage.
SAINT- CHEF
Ou même de quatre.
LADY BRISTOL, sentencieusement.
Oui, il y a tant de maris qui sont trompeurs