‹ Théâtre completChapitre 120 sur 193 · ACTE II, BCK.NE III · texte numérisé non relu

ACTE II, BCK.NE III

^ jette dans un fauteuil. A madame Elisabeth.) Ma sœilF,

reposez-vous un peu près de moi.

SCENH III

l,i;s Mêmes, IUJKDFRFH. U entre par Li porte de l'antichumhre, à gauche, au second plun.

JARJAYES, A la Reine.

Vuu'i le procureur-syndic du département, M. liœderor. Votre Majest»* va pouvoir connaître de lui les derniers renseignements,

LA REINE, à JurJHyes.

Qu'il approche!

RŒDERER, amené par Jarjaye» à la Reine.

Madame, les rues sont pleines de clameurs. Il y a des groupes compacts dans tous les carrefours. On s'assemble devant les al'liches; on s'arrache les gazettes... Au faubourg Saint-Antoine, tous les habitants délibf'rent sur la chaussée, par ce grantl clair de lune. Mais ils y sont descendus si précipitamment qu'ils n'ont pas éteint chez eux. Et, ainsi, leurs lumi^res éclairent du haut en bas, et pendant une lieue, des chambres vides, inanimées. Cela fait l'impression d'une immense veillée de cierges, sur un immense cercueil!

LA RELNE.

Les quartiers qui avoisinent le château nous sont dévoués?

(Un bruit de tambours monte du dehors.)

THEROIGNE DE MERICOURT

ROEDERER, tendant la. main vers la fenêtre.

Vous entendez, madame, que la garde nationale y commence de battre le rappel. Mais je ne me charge pas de dire si ceci est un bataillon qui veut défendre le Roi, ou l'attaquer.

{Une violente rumeur a éclaté derrière la porte de l'antichambre.)

MARIE-ANTOINETTE, à demi redressée.

Là!... Que se passe-t-il là?

MADAME CAMPAN, arrêtant l'élan des gentilshommes.

Messieurs, entourez la Reine. Je suffis pour aller voir.

(Elle sort par la porte de l'antichambre qu'elle referme. Le bruit s'apaise.)

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