ACTE III, M:â!«B ru
LE DOCTKrn
Je suis à vou», ch^^e inudaino. ,a Didier. j Vous ne lu'tMitoiulrio/ ici (|u«' m»* réptUrr. I^'j<>i;^Mlo/ doui- voire femme pour qu'elle n'ait pas linipression que sa santé donne lieu à des conciliabules interminables. r)aus la fébrilit<^ où elle est, cela ne lui vaudrait rien.
lUDIkin.
Je vous obéis. ,h SMbine.' Puis-je lui rajij)nrt<'r que tout va bien ?
SAUIXE.
Ah î oui... Certainement... A tout à l'heure !
(Didier tort.)
SCESE VU
sabim:, m.vravo.n, li-: nocTian.
^VBINE, «u docUur.
Eh bien
LE DOCTEin.
Eh bien ! nous avons alTaire à une sorte d'épuisement du système nerveux, comme en amènent les crises de l'Ame, les passions tristes... Cet évanouissement dont vous avez eu à relever votre fille, ces verli ' ut elle se plaint, ce visajre
qui se crcu-' . is que les pommettes se colorent, ce sont les premiers avertissements d'une consomption.
182 LA COl-nSE DU FLAMBEAU
SABINE
Mon Dieu ! mon Dieu !
LE DOCTEUR
Votre fille a pour elle la jeunesse. Et sa constitution est pleine encore de ressources. Nous allons tâcher de la rétablir ! Où puis-je rédiger mon ordonnance ?
SABINE
Mettez-vous là, réfléchissez bien. Combinez tout ce que la science peut faire.
LE DOCTEUR, installé à une table.
J'ai peu de médicaments à prescrire. Ce que je tiens pour efficace, pour nécessaire, c'est une cure d'air prolongée, dans un de ces climats très âpres qui fouettent les tempéraments : par exemple, celui de la Maloja, en Engadine... Nous sommes à la mi-juin. Jusqu'à la fin d'août, c'est-à-dire avant que les neiges arrivent là-bas, la malade peut avoir devant elle deux mois et denii de bonne action tonique, si l'on ne perd pas un jour pour la transplanter.
SABINE
Il faut le temps des préparatifs.
LE DOCTEUR
Abrégez-les. Dépaysez brusquement votre fille.