SCK\E M SABINE, DIDIER, MARIE-JEANNE
DIDIER, allant au-d*ran( <i« m femine.
Attends-moi!... Tu es si faible!
MARIE JE.V.N'NE. à Sabine.
Mère, vou* avez les cent raille francs pour Didier?
S.VBl.Nh.
Assieds-toi là!... Etends-toi...
MARIE-JEANNE
Vous avez les cent mille francs ?
SABINE
Je f avais dit seulement que la somme m'était annoncée...
MARIE-JEANNE
Par monsieur Stangy ?
SABINE
Sans doute... Mais elle n'est pas encore arrivée...
MARIE-JEANNE, avec un geste éperdu.
Oh!
SABINE
Ça ne veut pas dire qu'elle n'arrivera pas... C'est un retard...
MARIE-JEANNE
Voici l'heure oii nos créanciers vont se réunir. Gomment traiteront-ils ce malheureux, s'il ne leur apporte rien?
DIDIER
Pardon! Si je leur apporte la nouvelle d'un règlement très prochain, cela peut suffire pour qu'ils me signent aujourd'hui l'acte de ma délivrance. Qu'est-ce que ça leur fera, puisque ce traité serait nul et déchiré si je ne l'exécutais pas à la date que nous aurions convenue.
ACTK III, S(:*:XB M 193
SABINE, à MitrieJeanne.
Tu entends? Ton luari ne se démonte pas comme loi. II e^t plus compétent (juc nous dans ses propres allai rcs.
MDIER.
J'aurais toutefois besoin que vous me précisiez un peu les motifs que vous avez de me promettre le subside.
SABINE
Evidemment... Parfaitement...
La lettre que vous ave/ reçue de monsieur Stangy est-elle si conlidentielle que vous n'en puissiez donner communication à Didier?
SABINE
Je n'ai eu qu'une dépèche... que j'ai laissée chez ces messieurs de la banque, où elle m'a servi à me présenter... Voyons, n'écarquille pas les yeux : c'est une banque que tout le monde connaît, c'est... le Crédit Lyonnais. .1 Didier.) Vous savez bien que j'ai couru de-
iiors assez lonj;temps, ce matin? .4 Marie-Jeanne.)
liens, mon chapeau, mes gants sont encore làl... Tandis que tu étais malade, que le retour du médecin était imminent, (jnelle raison aurais-je eue de m'absenter, si (;a n'avait été pour en linir avec ce qui t'absorbe?... Quand je suis sortie, je te le jure, j'étais fondée à croire que je rentrerais
avec le butin que je t'avais promis, oui, cela, je te le jure sur ta vie!... La dépêche me prévenait qu'un compte m'était ouvert. Mais par un contretemps, la banque, elle, n'avait pas encore l'avis de son correspondant. Toutefois on y connaît bien le nom de Stangy. La preuve, c'est qu'on m'y a dit que toutes ses affaires pour l'Europe passaient là, et que c'était fréquent qu'un télégramme de lui parvînt un peu trop tôt... J'ai laissé mon adresse. On m'avertira dès que les choses seront en ordre... Je ne peux tout de même rien vous raconter de plus! Qu'exigez-vous encore ?
Oh! je me déclare satisfait. Vous pensez bien que nous ne mettons pas votre parole en doute.
SABINE, à Didier.
Par conséquent, partez tranquille. Moi, je suivrai, pas à pas, la marche de la question. (A Marie- Jeanne.) Et tu en seras, chaque jour, entretenue, dans mon courrier...
MARIE- JE ANNE
Comment?... Vous ne viendrez pas avec moi?
SABINE
Ta grand'mère me retient.
MARIE-JEANNE
Ne me faites pas cela! Ne me privez pas de