‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 138 sur 566 · SCÈNE I. r< — ^U'idf · texte numérisé non relu

SCÈNE I. r< — ^U'idf

PETIT- JEAN , traînant un gros sac de procès.

Ma foi , sur l'avenir bien fou qui se fiera. Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. Un juge , l'an passé , me prit à son service ; Il m'avait fait venir d'Amiens pour être suisse. Tous ces Normands voulaieut se divertir de nous : On apprend à hurler, dit l'autre, avec les loups. Tout Picard que j'étais , j'étais un bon apôtre , Et je faisais claquer mon fouet tout comme un autre. Tous les plus gros monsieurs me parlaient chapeau bas; Monsieur de Petit-Jean , ah ! gros comme le bras ! Mais sans argent l'honneur n'est qu'une maladie. Ma foi ! j'étais un franc portier de comédie : On avait beau heurter et m'ôter son chapeau , On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau. Point d'argent, point de suisse; et ma porte était close. 11 est vrai qu'à monsieur j'en rendais quelque chose : Nous comptions quelquefois. On me donnait le soin

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