‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 153 sur 566 · CHIC.VNE.VU · texte numérisé non relu

CHIC.VNE.VU

Oui, je suis donc ua sot , un voleur, à son compter Un sergent s'est chargé de la remercier; Et je lui vais servir un plat de mon métier. Je serais bien fâché que ce fût à refaire , JNi qu'elle m'envoyât assigner la première. Jttais un homme ici parle à ma fille ! Comment ! Elle lit un billet 1 Ah ! c'est de quelque amant. Approchons.

ISABELLE

Tout de'bon, ton maître est-il sincère?

Le croirai-je?

l'intimé.

Il ne dort non plus que votre père.

(Apercevant Chicaneau.) Il se tourmente : il vous... fera voir aujourd'hui Que l'on ne gagne rien à plaider contre lui.

ISABELLE, apercevant Chicaneau.

C'est mon père !

(A riDiiraé.) Vraiment , vous leur pouvez apprendre Que si l'on nous poursuit , nous saurons nous défendre.

(Déchirant le billet.)

Tenez , voilà le cas qu'on fait de votre exploit.

Comment ! c'est un exploit que ma fille lisoit !

Ah ! tu seras un jour l'honneur de ta famille :

Tu défendras ton bien. Viens, mon sang; viens, ma fille.

Va, je t'achèterai le Praticien françois.

Mais , diantre ! il ne faut pas déchùrer les exploits.

ISABELLE , à rintimé.

Au moins, dites-leur bien que je ne les crains guère Ils me feront plaisir : je les mets à pis faire.

CHICANEAU

Eh! ne te fâche point

ISABELLE, à riûlimé.

Adieu, monsieur.

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