‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 225 sur 566 · SCÈNE II. ""•'^"^"■' ■^•^*^-' i ■' • ' ' '. ANTIOCHUS · texte numérisé non relu

SCÈNE II. ""•'^"^"■' ■^•^*^-' i ■' • ' ' '. ANTIOCHUS

Eh bien ! Aatiochas! es-tu toujours le môme?

Pourrai-je , sans trembler, lui dire •. Je vous aime ?

Mais (luoi ! déjà je tremble ; et mon cœur agité

Craint autant ce moment que je l'ai souhaite.

Bérénice autrefois m'ôta toute espérance -,

Elle m'imposa même un éternel silence.

Je me suis tu cinq ans; et, jusques h ce jour,

D'un voile d'amitié j'ai couvert mon amour.

Dois-je croire qu'au rang où Titus la destine.

Elle m'écoute mieux que dans la Palestine :

11 l'épouse. Ai-je donc attendu ce moment

Pour me venir encor déclarer son amant?

Quel fruit mp reviendra d'un aveu téméraire f ^ ■ Ah ! pÏÏsqu^ f^ut partir, partons sans lui déplaire. Retirons-nous, sortons-, et, sans nous découvrir, \llons loin de ses yeurx l'oublier, ou mourir H quon souffrir toujours un tourment qu'ele ignore? Toujours verser des pleurs qu'U faut que je dévore . Quon même en la perdant redouter son courroux ! BeUe reine , et pourquoi vous «ff^"^^™.'-^"^; ..^p^P m Viens-je vous demander que vous quittiez 1 empirer ,. Que vous m'aimiez? Hélas! je ne viens que vou, dife Qu'après m'être longtemps ttatté que mon mal Trouverait à ses vœux quelque obstacle fatal iujourd'hui qu'il peut tout , que votre hymen s avance , Evemple infortuné d'une longue constance Après cinq ans d'amour et d'espoir supernus. Je pars, fidèle encorquand je «'esp^re plus. Au lieu de s'offenser, eUe pourra me Pl^'"*^;Jf,.4,.^-,w / Quoi qu'il en soit, parlons -, c'est assez "-«/^^^^^^^^^ Et qui iKîut craindre , hélas l un amant sans espolt Qui peut biea se résqudre à nç la jamwf J^i^J u . 9o»«-: .

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