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ACTE V, SCÈNE VU

Oui, madame, et je dois moins encore vous dire Que je suis prêt pour vous d'abandonner l'empire, De vous suivre, et d'aller, trop content de mes fers, Soupirer avec vous au bout de l'univers : Vous-même rougiriez de ma lâche conduite : Vous verriez à regret marcher à votre suite Un indigne empereur sans empire, sans cour. Vil spectacle aux humains des faiblesses d'amour. Pour sortir des tourments dont mon âme est la proie, Il est, vous le savez, une plus noble voie ; Je me suis vu, madame, enseigner ce chemin Et par plus d'un liéros et par plus d'un Romain : Lorsque-trop de malheurs ont lassé leur constance, Ils ont tous expliqué cette persévérance Dont le sort s'attachait à les persécuter Comme un ordre secret de n'y plus résister. Si vos pleurs plus longtemps viennent frapper ma vue, Si toujours à mourir je vous vois résolue, S'il faut qu'à tous moments je tremble pour vos jours. Si vous ne me jurez d'en respecter le cours. Madame, à d'autres pleurs vous devez vous attendre ; En l'état où je suis je puis tout entreprendre. Et je ne réponds pas que ma main à vos yeux N'ensanglante à la fin nos funestes adieux.

BÉRÉKICE.

Héla»!

Non, il n'est rien dont je ne sois capable. Vous voilà de mes jours maintenant responsable : Songez-y bien, madame; et si je vous suis cher...

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