‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 380 sur 566 · ACTE II, SCÈNE VIU · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIU

ÉRIPniLE.

Quoi! seigneur, ne le savez-vous pas , Vous qui depuis un mois , brûlant sur ce rivage j Avez conclu vous-même et hâté leur voyage ?

ACHILLE

De ce même rivage absent depuis un mois , Je le revis hier pour la première fois.

ÉRIPHILE

Quoi ! lorsqu'Agamemnon écrivait à Mycène , Votre amour, votre main n'a pas conduit la sienne ? Quoi! vous, qui de sa fille adoriez les attraits...

ACHILLE

Vous m'en voyez encore épris plus que jamais ,

Madame ; et , si l'effet eût suivi ma pensée ,

Moi-même dans Argos je l'aurais devancée.

Cependant on me fuit. Quel crime ai-je commis ?

Mais je ne vois partout que des yeux ennemis :

Que dis-je? en ce moment Calchas , Nestor, Ulysse,

De leur vaine éloquence employant l'artifice ,

Combattaient mon amour, et semblaient m'anujncer

Que , si j'en crois ma gloire, il y faut renoncer.

Quelle entreprise ici pourrait être formée.» *

Suis-je , sans le savoir, la fable de l'armée ? . -^^^-^JU^ /«-<«x4.

Entrons : c'est un secrefqu'il leur faut arracher. ' /

Page 1