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ACTE n, SCÈNE VI

ïreiiiblante poiu un fils que je n'osais trahir,

Je te venais prier île ne le point haïr :

Faibles projets «l'un cœur trop plein de ce qu'il aime !

Hélas! je ne t'ai pu parler que de toi-inùmel

^'enge-toi , punis-moi d'un odieux amour :

Digne fils du héros qui t'a donné le jour,

Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.

La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !

Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper îj

Voilà mon cœur, c'ost là que ta main doit frapper. h^I

Impatient déjà d'expier son offense ,

Au-devant de ton bras je le sens qui s'avance.

Frappe ; ou , si tu le crois indigne de tes coups ,

Si ta haine m'envie un supplice si doux ,

Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée ,

Au défaut de ton bras prèîe-moi ton épée ;

Donne.

OENONE

Que faites- vous , madame ! Justes dieux ! Mais on vient : évitez des témoins odieux. Venez, rentrez; fuyez une honte ceitaine.

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