I-atDRE
Je le vois comme un monstre effroyable à mes yeux.
OENONE
Pourquoi donc lui céder une victoire entière ? Vous le craignez : osez l'accuser la première Du crime dont il peut vous charger aujourd'hui. Qui vous démentira? Tout parle contre lui : Son épée en vos mains heureusement laissée , Votre trouble présent , votre douleur passée , Son père par vos cris dès longtemps prévenu , Et déjà son exil par vous-même obtenu.
l'HÈDRE.
Moi , que j'ose opprimer et noircir l'innocence !
OENONE
Mon zèle n'a besoin que de votre silence. Tremblante comme vous, j'en sens quelques remords -. Vous me verriez plus prompte affronter raille morts. Mais , puisque je vous perds sans ce triste remède, Votre vie est pour moi d'un prix à qui tout cède : Je parlerai. Thésée , aigri par mes avis, Dornera sa vengeance à l'exil de son fils. Un père , en punissant , madame , est toujours père ; Un supplice léger suffit à sa colère.
Mais, le sang innocent dût-il être versé , Que ne demande point votre honneur menacé ? C'est un trésor trop cher pour oser le commettre. Quelque loi qu'il vous dicte , il faut vous y soumettre , Madame ; et , pour sauver notre honneur combattu , Il faut hmuoler tout , et même la vertu. Ou vient; je vois Thésée.
PHÈOKE.
Ah ! je vois Hipjwlyte ; Dans ses yeux insolents je vois ma perte écrite. Fais ce que tu voudras , je m'abandonne à toi : Dans le trouble oii je suis je ne puis rien pour moi.