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ACTE IV , SCKM: JI

LMnsolent de la force empruntait le secours !

J'ai reconnu le fer instrument de sa ra^e ,

Ce fer dont je l'armai pour un plus noble usage.

Tous les liens du sang n'ont pu le retenir !

Et Phèdre ditTcrait à le faire punir !

Le silence de Phèdre épargnait le coupable !

OENONE

Phèdre épargnait plutôt un père déplorable.

Honteuse du dessein d'un amant furieux ,

Et du feu criminel qu'il a pris dans ses yeux ,

Phèdre mourait , seigneur, et sa main meurtrière

Éteignait de ses yeux l'innocente lumière.

J'ai vu lever le bras , j'ai couru la sauver : '

Moi seule à voire amour j'ai su la conserver ;

Et , plaignant à la fois son trouble et vos alarmes ,

J'ai servi malgré moi d'interprète à ses larmes.

TnÉSÉE.

Le perfide ! il n'a pu s'empêclier de pilir : De crainte , en m'abordant , je l'ai vu tressaillir. Je me suis étonné de son peu d'allégresse ; Ses froids embrassements ont glacé ma tendresse. Mais ce coupable amour dont il est dévoré Dans .Athènes déjà s'était-il déclaré ?

OEÎfONE.

Seigneur, souTcnez-Tous des plaintes de la reine. Un amour criminel causa toute sa haine.

THÉSÉE

Et ce feu dans Trézène a donc recommencé ! -

OE.\ONE

Je vous ai dit, seigneur, tout ce qui s'est passé. C'est trop laisser la reine à sa douleur mortelle ; Souffrez que je vous quitte , et me range auprès d'elle.

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