‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 466 sur 566 · ACTE I, SCÈNE n · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE n

ÉLISE. .,,....,, ^,

Ciel 1 quel nombreux, essaim d'innocentes beautés

S'offre à mes yeux en foule, et sort de tous côté«h; •> '. -'

Quelle aimable pudeur sur leur visage est peinte !

Prospérez, cher espoir d'une nation sainte.

Puissent jusques au ciel vos soupirs innocents

Monter comme l'odeur d'un agréable encens !

Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques !

Mes filles , chantez-nous quelqu'un de ces cantifjue» Où vos voix si souvent, se mêlant à mes pleurs, De la triste Sion célèbrent les malheurs.

DNE ISHAÉUTE clianto seule.

Déplorable Sion, qu'as-tu fait de ta gloire?

Tout l'univers admirait ta splendeur :

Tu n'es plus que poussière ; et de cette grandeur n ne nous reste plus que la triste mémoire. Sion , jusques au ciel élevée autrefois ,

Jusqu'aux enfers maintenaftt abaissée , . Puissé-je demeurer sans voix ,

Si dans mes chants ta douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée !

TOUT LE CHOEUR

0 rives du Jourdain! ô champs aimés des deux! Sacrés monts , fertiles vallées Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées ?

UNE ISRAÉLITE, seule.

Quand verrai-je , ô Sion ! relever tes remparts , Et de tes tours les magnifiques faites? Quand verrai-jtj de toutes parts Tes peuples en chantant accourir à tes fêtes?

TOUT LE CnOECR.

O rives du Jourdain! ô champs aimés des cieuxf Sacrés monts, fertiles vallées Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées?

56? ESTITER.

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