ACTE n, SCÈNE VIII
Je Tois qu'eo m'écoutant vos yeux au ciel s'adressent. Parlez -. de vos désirs le succès est certain , Si ce succès dépend d'une mortelle main.
0 bonté qui m'assure autant qu'elle m'honore !
Un intérêt pressant veut que je vous implore :
J'attends ou mon malheur ou ma félicité ;
Et tout dépend , seigneur, de votre volonté.
Un mot de votre bouche , en terminant mes peines,
Peut rendre Esther heureuse entre toutes les reines.
ASSUÉRUS
Ah ! que vous enflammez mon désir curieux !
Seigneur, si j'ai trouvé grâce devant vos yeux , Si jamais à mes vœux vous fûtes favorable , Permettez , avant tout , qu'Esther puisse à sa table Recevoir aujourd'hui son souverain seigneur, Et qu'Aman soit admis à cet excès d'iionneur. J'oserai devant lui rompre ce grand silence ; Et j'ai pour m'expliquer besoin de sa présence.
ASSUÉRUS
Dans quelle inquiétude , Esther, vous me jetez ! Toutefois , qu'il soit fait comme vous souhaitez.
(\ ceux de sa suite.)
Vous , que l'on cherche Aman ; et qu'on lui fasse entendre Qu'invité chez la reine il ait soin de s'y rendre.