ACTE m, SCÈiNE VII. 64t
JOSABETU.
O David:
'^ LE CIIOCCR.
Dieu de Sion , rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bontés I
(I.a symphonie recommence encore, et Joad un moment aprè^
l'interrompt.)
JOAD
Quelle Jérusalem nouvelle Sort du fond du désert brillante de clartés , Et porto sur le front une marque immortelle?
Peuples de la terre, chantez.
J'^rusalem renaît ' plus brillante et plus belle :
D'où lui viennent de tous côtés Ces enfants * qu'en son sein elle n'a point portés? Lève, Jérusalem, lève ta tête altière; Regarde tous ces rois de ta gloire étonnés : Les rois des nations, devant toi prosternés,
De tes pieds baisent la poussière :
Les peuples à l'envi marchent à ta lumière. Heureux qui pour Sion d'une sainte ferveur
Sentira son âme embrasée !
Cieux, répandez votre rosée , Et que la terre enfante son Sauveur I
JOSABETH
Hélas! d'où nous viendra cette insigne faveur, Si les rois de qui doit descendre ce Sauveur. ..
Jft\D.
Préparez , Josabeth , le riche diadème
Que sur son front sacré David porta lui-même.
(Aux lévites.)
Et vous, pour vous armer suivez-moi dans ces lieux Où se garde caché, loin des profanes yeux, Ce formidable amas de lances et d'épées Qui du sang philistin jadis furent trempées, Et que David vainqtieur, d'ans et d'honutîurs chargé. Fit consacrer au Dieu qui l'avait protégé. Peut-on les employer pour un plus noble usage ? Venez, je veux moi-même en faire le partage.
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