ACTE V, SCÈ-NE H
Ce jeune enfant était on reste précieux ?
J06ACETU, tuut bas à Joad.
Pour le sang de ses rois vous voyez sa tendresse : Que ne lui parlez-vous?
JOAJ).
Il n'est pas temps , princesse.
ABNER
Le temps est cher, seigneur, plus que vous ne pensez.
Tandis qu'à me répondre ici vous balancez,
Mathan près d'Athalie étincelant de rage
Demande le signal , et presse le carnage.
Faut-il que je me jette à vos sacrés genoux ?
Au nom du lieu si saint qui n'est ouvert qu'à vous,
Lieu terrible , où de Dieu la majesté repose ,
Quelque dure que soit la loi qu'on vous impose ,
De ce coup imprévu songeons à nous parer.
Douuez-moi seulement le temps de respirer :
Demain , dès cette nuit , je prendrai des mesures
Pour assurer le temple et venger ses injures.
Mais je vois que mes pleurs et que mes vains discours
Pour vous persuader sont un faible secours ;
Votre austère vertu n'en peut être frappée :
Eh bien, trouvez-moi donc quelque arme, quelque épée;
Et qu'aux portes du temple , où l'ennemi m'attend ,
Aboer puisse du moins mourir en combattant.
JOAD
Je me rends. Vous m'ouvrez un avis que j'embrasse :
De tant de maux , Abner, détournons la menace.
Il est vrai , de David un trésor est resté ,
La garde en fut commise à ma fidélité ;
C'était des tristes Juifs l'espérance dernière ,
Que mes soins vigilants cachaient à la lumière :
Mais puisqu'à votre reine il faut le découvrir.
Je vais la contenter; nos portes vont s'ouvrir.
De ses plus braves chefs qu'elle entre accompagnée;
Mais de nos saints autels qu'elle tienne éloignée
D'un ramas d'étrangers l'indiscrète fureur :
Du pillage du temple épargnez-moi l'horreur.
Des prêtres, des enfants lui feraient-ils quelque ombre":
De sa suite avec vous qu'elle règle le nombre.
Et quant à cet enfant si craint , si redouté,
De votre cœur, Abner je connais l'équité , Je vous veux devant elle expliquer sa naissance. Vous verrez s'il le faut remettre en sa puissance ; Et je vous ferai juge entre Athalie et lui.
ABNER
Ah! je le prends déjà, seigneur, sous mon appui -. Ne craignez rien. Je cours vers celle qui m'envoie.