‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 67 sur 194 · SCÈNE VIII Les Mêmes, BOURNERON · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII Les Mêmes, BOURNERON

émilienne Eh bien, et cette sieste?

Elle fut salutaire; maintenant, me voilà frais comme un jeune homme. C'est égal, mon cher Henri, si j'ai un conseil à vous doimer, ne vieillissez pas.

FLAVIGNY

Oh! quand on vieillit artistement! Parole! Vous donnez envie.

BOURNERON

Ne vous fiez pas aux étalages, mon cher petit. Si la marchandise était marquée en chiffres cormus! (Silence.) Je ne vous dérange pas, au moins?

ÉMILIENNE Papal

BOURNERON, malicieux

Eh! eh! on ne sait jamais. Et puis, les vieillards sont si indiscrets. Quelle heure est-il?

ÉMILIENNE

L'heure de ne pas encore demander l'heure. D'ailleurs, il n'y a pas de train avant six heures.

BOURNERON Laisse-moi rire.

ÉMILIENNE Pour toi.

BOURNERON Vraiment?

ÉMILIENNE

Vraiment. Je t'ai, je te garde. Tu ne vas pas me marchander une demi-heure. Pour un papa chic, cela manquerait de chic.

C'est qu'on m'attend.

ÉMILIENNE Eh bien, on t'attendra.

BOURNERON Ce n'est pas sûr.

ÉMILIENNE Alors, tant pis pour elle!

BOURNERON Emilierme! {A Flavigny.) L'heure, s. v. p.?

ÉMILIENNE Il est quatre heures, là!

BOURNERON

Parfait. Que ne le disais-tu plus tôt? Je pourrai donc être à la fois un papa chic et un homme exact.

ÉMILIENNE

Un caniche exact. En attendant, je te garde pour moi toute seule; les autres vont aller se promener; nous, nous bavarderons.

BOURNERON

Avec volupté! Mais si tu me fais rater mon train I

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