SCENE V LUCIENNE, CLOTILDE, MORAIN
CLOTILDE Bonjour, ma chérie. Comment es-tu?
LUCÎENNE Mais bien.
MORAIN
Bonjour, chère amie. Qu'est-ce qu'on me ait? Hellûuin est déjà sorti? Et moi qui venais le prendre pour l'emmener à la vente Billaud.
LUCIENNE
Vous le retrouverez certainement rue Drouot, à l'Hôtel des Ventes.
MORAîN
Nous aurions fait route ensemble.
LUCIENNE
S'il avait su, il vous aurait attendu. Pourquoi n'avezvous pas téléphoné?
MORAIN, a Cloiilde Oui, pourquoi?
CLOTILDE. avec humeur Est-c« que je sais, moi?
MORAïNi la parodiant
E.^t-ce que je sais, moi? Vous avez entendu,
Lucienne? Quel ton, hein! Je ne sais pas ce que vous avez bien pu vous raconter hier toutes les deux. Mais, depuis ce moment, madame est comme im crin!
CLOTILDE Va-t'en, tu m'ennuies.
MORAIN Vous Toytzl... Je dispose de la voiture?
CLOTILDE
Dispose.
MORAiN
Jusqu'à quelle
heur
CLOTILDE
Ju«qu'après la
vente
. Tu viendras me
PfîORAIN
rechercher.
Ici?
CLOTILDE
Probable!
MORAIN
Alors, tu m'attends?
Il y a des chances. Et, si je ne t'attends pas, tu le verras bien. Tu n*en mourras pas!
MORAIN Sur le coup, peut-être, mais je serai furieux.
CLOTILDE
Eh bi-en, tu tâcheras de te cabiMr co route... (Lui tendant son chapeau.) AIIoikî
•ŒUR A CŒUR »9
MORAÎN Et vous tolérez calai chez vousl
LUCIENNE, souriant Je vcii« fais toutes ses excuses
MORAIN Ah! oui«h«! S»s «xcuse«! Je peux courir aprè«!
CLOTILDE
C'ersl fa. IVi©i« depêche-toi, sinon, tu n« ies rattrapeias jainaie.
MORAIN
Enfin! A tout à l'heure, chère amie!
LUCIENNE A lou!. à l'heure!
MORAIN. à Clotilde Toi!
CLOTILDE Mais oui! mais oui!
// sort.