SCÈNE IV CARLIN, VIRGINE
CARUN.
Tu n'oses donc encor...
VIRGINE
Je suis remise en grâce.
Et sans plus de façon je me montre au vieillard ; Maisje crains le marquis.
CARLIN
C'est une affaire à part.
VIRGINE
S'il m'avait ici vue en habit de suivante. Comme la fourbe alors deviendrait apparente,
Piqué de cet aflTront, dans son secret dépit, Penses-tu qu'il voulût renoncer au dédit?
CARLIN
11 tiendrait bon, sans doute, et ferait de la peine.
VIRGINE
Cependant n'ai-je pas de quoi faire la vainc? Mon rôle de tantôt ne se peut mieux jouer. Me suis-je démentie?
CARLIN
n le faut avouer.
Tes charmes rehaussés m'ont fort chatouillé l'âme; Mais avec ton talent de faire la grand'dame, Quand tu seras à moi, ne va pas t'aviser De devenir comtesse, ou de t'emmarquiser. [les Il est, sans chercher loin, certains marquis etcom- Qui,surla gaie intrigue, ont les démarches promp- Et je n'aimerais pas que, s' adressant à toi, [les; Ma race, de par eux, fût plus noble que moi.
VIRGINE
Le beau raisonnement!
CARLIN
Quand on craint ladisgrâcc.
Il est bon...
VIRGINE
Va là-bas savoir ce qui se passe; Et lorsque tu verras le marquis arriver... Mais...