LA COMTESSE D'ORGUEIL, ACTE V, SCÈNE VI
Si pour remédier au mal qui me tourmente n D'avait pas suffi de me faire suivante. Olympe en cherchait une, et j*ai, sans hésiter, Employé mon adresse à me faire accepter, [mes, Restant chez moi, sans vous, mon amour, en alar- Eût de votre bourgeoise appréhendé les charmes; Et pour peu de pitié que son malheur vous fit. Vous croyant son époux, j'aurais perdu Tesprit. Ici, présente à tout, je soutiendrai peut-être LesboDtésque déjà vous m'avez fait paraître, Voyant ce que je fais, vous me préférerez.
LE MARQUIS
J*ai de ravissement les sens tous égarés. Carlin, aî-je le don de charmer les mieux faites? Des comtesses pour moi se changer en soubrettes, Se résoudre à servir plutôt que hasarder Qu'un autre seul à seul puisse me regarder ? Je vaux trop. Dieu me sauve.
VIRGINB.
Ai-je rheur de vous plaire Par ce que vous voyez que Tamour m'a fait faire?
LE MARQUIS
n VOUS a fait choisir un emploi des plus bas. Mais enfin, c'est pour moi, vous ne le perdrez pas. viRGiNE. [honte...
Pourvu que vous rompiez, et qu'Olympe ait la
LE MARQCIS.
Laissez faire, à présent la bourgeoise a son compte ; Mais, pour la faire rire, et vous mettre en repos, Je prétends, devant vous, lui dire quatre mots, Elle les entendra.
VIRGINE
Surtout, sans plus altendre, Déchirons le dédit.
LE MARQUIS
Je sais par où m'y prendre; Mais, pour m*encourager...
Ah ! poîntd'emportement.
LE MARQUIS
Ma comtesse.
VIRGIICE.
Arrêtez.
LE MARQUIS
Un baiser seulement ; Je vous en tiendrai compte ; et...