LE MARQUIS, ANSELME, OLYMPE, CARUN, VIRGINE
LE MARQUIS
Approchez, notre prude.
OLYMPE
Je vous ai dit tantôt quelque chose de rude. Vous en êtes choqué; mais, si vous étiez, prêt A recevoir l'excuse...
LE MARQUIS
Halte-là, s'il vous plaît Tantôt, faute d'avoir ouï de moi fleurettes, Vous avez fait la folle, et c'est ce que vous êtes; Mais quand vous auriez eu l'accueil bénin et doux, Vous parlant d'épouser, je me moquais de vous. Outre qu'à droite, à gauche, et devant et derrière, Votre race a l'honneur d'être fort roturière. Vous possédez encor très-personnellement Tout ce que la laideur peut avoir d'ornement. Vous êtes sotte, vieille, impertinenle, gueuse; Sans esprit, sans talent que celui de grondeuse; Et le diable qui loge avecque les hiboux, Voulant se marier, ne voudrait pas de vous.
{A Virgine, bat,) Ma comtesse.
VIRCINE, bas au marquis.
J'entends,
Vous ne pouviez mieux dire.
LE MARQUIS
Qu'elle m'en dise autant, je n'en ferai que rire. On me connaît.
OLYMPE
Autant! A vous le beau desbeaoïl
LE MARQUIS
Afin de m'adoucir vous direz mots nouveaux; Point de rapatriement, cela vaut fait, rupture.
VIRGINE, bas au marquis.
Vite.
LE MARQUIS
Pour déchirer, déployons l'écriture.
Allons, vieux roquentin, les armes à la maio.
VIRGINE, prenant le billet du marquis quelle déekire.
Donnez-moi, vous seriez d'ici jusqu'à demain.
LE MARQUIS
Bon, voilà ton dédit, bourgeois.
ANSELME, déchirant ton billet.
Et voilà comme Je fais état du tien, monsieur le gentilhomme.
LE MARQUIS
La colère vous prend, ne vous contraignez pas, Enragez à votre aise, et faites du fracas.
{A Olympe,) Fort bien, il vous fallait des marquis?
Jerivouc.
J'ai, touchant votre hymen, mérité qu'on me joue. Mais vous trouverez bon que fort modeslemeol Je vous fasse à mon tour un léger compliment. Et ne vous cache plus que si prendre uncfemmô Est un dessein fixé que vous ayez dans l'àme, Vous êtes obligé par beaucoup de raisons D'en aller chercher une aux Petites-Maisons. Vous avez le cerveau...