SCÈNE V ARIANE, PIRITHOUS, NÉRÏNE
ARUNE.
Quel est ce grand secret, prince, et parquai mystère Vouloir me l'expliquer, et tout à coup se taire?
PIRITHOUS.
Ne me demandez rien, il sort tout interdit, Madame, et par son trouble il vous en a trop dit.
ARIANE. [DCS,
Je vous comprends tous deux, vous arrivez d'Alhè- Du sang dont je suis née on n'y veut point de reines, Et le peuple indigné refuse à ce héros D'admettre dans son lit la fille de Mines? Qu'après la mort d'iEgée, il soit tougoors le mène, Qu'il m'ête, s'il se peut, l'honneur du rang sup^me, Trône, sceptre, grandeurs, sontdesbienssuperflus; Thésée étant à moi, je ne veux rien de plus, Son amour paie assez ce que le mien me coûte, Le reste est peu de chose.
PIRITHOUS.
Il vous aime sansdoate; Et comment pourrait-il avoir le cœur si bas, Que tenir tout de vous, et ne vous aimer pas? Mais, madame, ce n'est que des âmes communes Que l'amour s'autorise à régler les fortunes; Qu'Athènes se déclare, ou pour, ou contre tons, Vous avez de Mi nos à craindre le courroux; Et l'hymen seul du roi peut, sans incertitade, Vous êter là-dessus tout lieu d'inquiétude. 11 vous aime, et de vous Naxe prenant la loi, Calmera...
ARIANE
Vous voulez que j'épouse le roi?
Certes l'avis est rare, et si j'ose vous croire, Un noble changement me va combler de gloire. Me connaissez-vous bien?