BON CÉSAR D'AVALOS, ACTE UI, SCÈNE III
Le coqniQ à mon maître a volé mille écus.
O. PBRNAHD.
Lepeadard! Mille écus!
CARLIN
Oh, s'il est pris, je pense Qa iJ fera le pendard au bout d'une potence. Eo bon argent de mise et de poids tout autant,
lilieécus.
o. CÉSAR.
Je n'avais que cela de comptant.
D. PERNANO.
Laccident est fâcheux; quand à sa seule adresse Od doit le peu qu'on a, la moindre perte blesse. O TOUS sera resté quelques effets t
CARLIN
Vraiment.
loQ maître a fait son compte aux Indes grassement ; ToQs verrez apporter dans quelques jours... Lapes- En matière d'enfants, vous l'entendez de reste; [tel Voas avez fait un fils si bien spirituel, loQsieur, qu'un sot et lui ce sont deux.
o. FBRNAND.
Gomme tel.
à sa mine...
CARLIN
n est vrai, qu'à moins qu'on ne soit bête, DaaDd on a vu Goa, l'esprit...
o. FBRNAND.
On s'en entête, k ne l'ai pu quitter qu'avec peine.
o. CÉSAR.
Sans vous Ty serais demeuré, le séjour m'était doux, Je D y manquais de rien.
D. FBRNAND.
Pour vous mettre à votre aise. Et faire que Madrid après Goa vous plaise, Je Teox vous marier.
D. CÉSAR
Ce doit m'ètre une loi.
Que ce qu'il vous plaira de résoudre de moi. Disposez de ma main si jamais je la donne; le prétends que Tamourpar vous seul en ordonne, £tfais de votre aveu dépendre mon destin.
D. FBRNAND.
Ou trouve Elvire aimable, elle est fort riche.
D. CÉSAR
Enfin, Vooscontenteri vous plaire est tout ce qui m'impor-
D. FBRNAND. [tC.
IWs il faudra prouver que votre femme est morte^ N'en apportez-vous pas quelque attestation ?
CARUN, à D. Femand.
Ul'a; mais pardonnez à son affliction.
Vous avez réveillé la douleur dans son âme. La pauvre défunte I Ah, monsieur, la brave femme! Belle comme le jour, douce comme un agneau, ^nchement c'est dommage.
D. CÉSAR
Elle est dans le tombeau.
Hélas 1
CARLIN
Depuis deux ans la pleurer c'est sa gloire.
'd. FBRNAND.
Comment s'en souvient-il, il n'a pas de mémoire?
Ah ! Monsieur, une femme est un mal d'embarras^ Qui tient comme le diable, on ne s'en défait pas. 11, n'est d'oubli qui tienne, il faut que l'on y songe.
D. FBRNAND.
Tire-le, si tu peux, du chagrin qui le ronge, Je te laisse avec lui.
D. CÉSAR
Mon père, c'en est fait.
D'un tendre souvenir c'est le dernier effet ; N'en appréhendez rien.
D. FBRNAND.
Tâchez donc, je vous prie, D'obtenir qu*au plus tôt votre sœur se marie. Je vais vous l'envoyer.
D. CÉSAR
Soyez sur de mes soins.
C'est assez.
D. FBRNAND.
D. CÉSAR
Les effets en seront les témoins.