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DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE III, SCÈNE V

Le portrait est-il faux?

D. PASCAL

Pour votre bienvenue Je veux presser la noce, afin qu'en festoyant Nous fassions amitié.

ISABELLE, à D, Cétar.

Vous êtes clairvoyant Me conseillerîez-vous...

D. CÉSAR

Oui, ma sœur.

ISABELLE

Quoi, mon frère?

O. CÉSAR

Épousez don César, vous ne sauriez mieux faire.

o. PASCAL.

Le brave homme I

Pas mieux?

D. PASCAL

Non-da, je le maintiens.

On devient de bon goût parmi les Indiens, D se connaît en gens.

D. CÉSAR

C'est de quoi je me pique.

D. PASCAL

Votre sœur Isabelle est un peu lunatique.

D. CÉSAR, à Carlin.

Isabelle! Vois-tu qu'il est de mon destin Que j'aime une Isabelle I

ISABELLE

Ah, mon frère 1

D. CÉSAR

Carlin, Qu'elle est charmante !

ISABELLE

Il faut l'avouer, j'eusseeu peine A croire en vous pour moi ce sentiment de haine; Car sur ce triste hymen me parler d'obéir. L'appuyer contre moi, c'est plus que me haïr.

D. PASCAL

Ah! Vous en faites donc ainsi la dégoûtée? Sans le beau-frère, allez, vous seriez rejetée. Et j'irais de ce pas, où me faisant honneur. Je suis sûr que le oui se dirait de grand cœur.

Vous y pouvez aller; car je vous certifie Que si c'est sur vos biens que votre amour se fie. Je n'en fais aucun cas, et crois valoir assez. Pour ne pas m'abaisser autant que vous pensez.

D. PASCAL

Vous vous abaisseriez en m'épousant?

ISABELLE

Sans doute.

D. PASCAL

Gardez que je n'éclate, et qu'il ne vous en coûte.

D. CÉSAR

Ah, ma sœur!

ISABELLE

Qu'il éclate autant qu'il lui plaira;

Je perdrai sans regret ce qu'il m'en coûtera.

BÉATRIX

Hé, madame.

D. PASCAL

Oui?

BÉATRIX

Monsieur.

Suffit, qu'elle y revienne; Ma famille vaut mieux mille fois que la sieDoe; Et si nous supputions, sans tout prendre en un Us, Le quart d'un Avalos vaudrait quinze Vargas; Soit dit sans offenser le Vargas, mon beau-père.

D. CÉSAR, à Carlin,

Vargas?

CARLIN, aD. Cétar, Si nous étions au logis du beau-père?

o. CÉSAR.

Il n'en faut point douter. Carlin.

D. PASCAL

Dès maintenant, J'en vais faire ma plainte au vieux père Fernani

o. CÉSAR, à Carlin.

Entends-tu?

GARLm.

Quel matois! Voyez-vous la surprise?

D. CÉSAR, ù Carlin,

Sais-tu que je le crois notre homme à la valise?

CARLIN

Cela pourrait bien être.

D. CÉSAR

Il faut m'en éclaircir.

Ne fâchez point ma sœur, je saurai l'adoucir; Qua^d j'aurai dit trois mots, elle seratraitabic.

Quoi, vous-même vouloir me rendre misérable? Ahl Qu'aux Indes encor n'ètes-vous retenu? Du moins...

D. PASCAL

Il a bien fait d'en être revenu.

Ma foi, j'en suis d'avis,qu'à Goa, pour vous plaire, Le reste de ses jours on vous confine an frère.

D. CÉSAR

C'est donc avec chagrin que vous me revoyez, Ma sœur?

ISABELLE

J'en ai bien lieu.

D. CÉSAR

Pas tant que vous crojeL Vos intérêts me sont mieux connus qu'à vous4nêii»c Je suis pour don César, je l'avoue, il vous aime, Votre bonheur dépend de lui donner la main.

D. PASCAL, à Isabelle.

Avisez, car à moins que ce ne soit demain, | Serviteur.

ISABELLE

J'aime assez un amant qui menace

BÉATRIX

Madame.

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