SCÈNE VI D. CËSAR, D. PASCAL, CARLIN
U petite lionne ! Elle jase, ma foi.
D. C&SAR
Ne TOUS étonnez point d'une telle réponse. Au reste, vous saurez que j'ai vu don Alonse, i'ai passé par Séville, où je fus averti Que depuis quatre jours vous en étiez parti. l'appris là votre hymen.
D. PASCAL
Vous avez vu mon père?
Don Alonse? A Séville?
D. CÉSAR
Oui.
D. PASCAL, bat.
La maudite affaire!
D. CESAR
D me parla, je crois, mais en termes confus, Sur des lettres de change.
O. PASCAL
Oui, pour vingt mille écus.
Aux mains de don Fernand ces lettres sont remises.
D. CÉSAR
Urlin.
CARLIN, bat.
Nous VOUS tenons, escroqueur de valises.
Mon père est homme... Allez, je lui ferai savoir Que pour moi le beau-père a bien fait son devoir. Cependant je crains fort...
o. CESAR.
Vous n'avez rien à craindre, Que ma sœur parle, crie, elle aura beau se plain- Je me ris du couvent. [dre,
D. PASCAL
Si nous pouvions demain, n faudrait que sans bruit...
o. CÉSAR.
Mon père a ce dessein ; Et je vais d'autant plus presser le mariage. Qu'à me rendre à Burgos certain devoir m'engage.
D. PASCAL
Quel?
D. CÉSAR
C'est pour y chercher un don Pascal Giron ; Si je le trouve...
D. PASCAL
Hé bien?
o. CÉSAR.
Le connaissez-vous?
D. PASCAL
Non.
U a fait d'un ami certaine raillerie.
Au talent de hâbler il joint l'effronterie.
Dit-on, et je lui veux montrer aux yeux de tous...
D. PASCAL
Cela mérite-t-il de vous mettre en courroux?
D. CÉSAR
Si l'on n'en disait mot, il n'aurait qu'à poursuivre, A de pareils hâbleurs, il faut apprendre à vivre; C'est un extravagant, un fat.
o. PASCAL.
Sans compliment, Je vous quitte, et vais voir le beau-père un moment.