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SCÈNE X NEPTUNE, sur Ut flots, GLAUCUS

NEPTUNE

Je plains les durs ennuis qui te font soupirer ; J'ai commencé déjà, si Jupiter achève, L'heureux sort de Sylla pourra les réparer.

Ce rocher qui s^offre à ta vue, Servira sous son nom d'éternel monument,

Qu'en son sein la mer l'a reçue, Et c'est là qu'à jamais de cet événement Mille vaisseaux brisés par de fréquents naufrages,

Rendront d'éclatants témoignages.

Cependant si le ciel qui lit dans le destin, Souffre que de Sylla ma volonté décide» Pour t'assurer un bien qui n*ait jamais de fin. Je l'arrache à la mort, et la fais Néréide.

GLAUCUS

Ah 1 Je n'en doute point, le ciel sera pour moi, J'en vois la marque, il s'ouvre et Jupiter lui-même

Va prononcer l'arrêt suprême

Qui rendra justice à ma foi.

(On Toit paraître Jupiter dans son palais* qui est d'une arcbltecture composée. Elle forme de grands piédestaux, sur lesquels sont en saillie des aigles tous rehaussés d'or fin, qui supportent une corniche solide, dans la A>ise de laquelle sont peintes des pommes de pin d'or fin ciselé. Au-dessus de la corniche se forment des cintres surbaissés, enrichis de quantités d'ornements, avec des festons d*or qui pendent au-dessous des cintres, et s'attachent au milieu et aux angles. Toute la masse du palais est peinte de deux manières différentes, aussi bien que les corniches et les piédestaux ; l'une est de porphyre, et l'autre, de lapis. Au milieu des piédestaux sont de gros festons de feuilles de chêne d'or fin ciselé. On voit dans le fond du palais on trône tout d'or, et orné de pierres précieuses.)

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