‹ Théatre completChapitre 1208 sur 1461 · CHANSON ITALIENNE DU MORE · texte numérisé non relu

CHANSON ITALIENNE DU MORE

Occhi neri, il cui splendore Hora uccide, hora dà vita Al mio cuore Che si muore Deh, pietosi date aita.

Quel sol di gioventù ch'in voi risplende. Quel raggi ridenti onde ogn'un s'accende, V'insegnano, non gia rigore.

Occhi neri, il cui splendore Hora uccide, hora dà vita; Al mio cuore Che si muore Deh, pietosi date aita.

CoD sguardi lusinghieri, strali di fuoco Begli occhi, nel petto colto m'havete.

S'aiuto cortex non mi porgete, AhJme, ch'io v6 morendo à poco-poco.

Su, su, dunque, che fate, Pupille, adorate?

Con sguardo amoroso.

Non piu disdegnoso, La piaga sanate

D'un aima ferita, Ahi che troppo tardate.

E che non mi rate Che gia nel mio seno

Lo sporto vien meno,

E stà sa Tuscita.

Occhi neri, cui splendore Hora uccide, hora dà vita ; Al mio cuore Che mi muore Deh, pietosi date aita.

OLTMPB.

En toute langue on vous dit des douceurs.

LA COMTESSE

Ignorant qui me les adresse, Ce sont d'assez vaines ardeurs; Mais laissons parler la Jeunesse,

LA JEUNESSE

Hé bien, de moi que dites-vous. Amour?

l'amour.

A danser, à sauter employez tout le jour,

Cela n'a rien qui m'intéresse; Mais, puisqu'aucun de nous n'est d'humeur à ce- 11 faut du moins nous accorder, [der.

Pour louer dignement cette belle comtesse.

LA JEUNESSE

La louer? Ce n'est point mon fait.

Je ne pourrais assez élever son mérite; Et j'aime mieux en être quitte Pour ma guirlande et ce bouquet.

Prenez, d'une déesse il n'est rien qu'on refuse.

l'amour.

Pour moi, qui cherche à voir tous Jes cœurs sous Je sais comme il faut que j'en use, [ses lois, Et veux mettre à ses pieds mon arc et mon ctr-

[qnois.

OLTMPB, reprenant le carquois de l'Amour^ ifo* elle tin

un billet parmi les fiêehes, [ce?

Qu'il est bien faiti Mais, dieux ! que vois-Je?qu*est-

(A la comt«ss«.)

Madame, c'est à vous que ce billet s'adresse.

LA COMTESSE

Lisons.

OLYMPE

De l'Inconnu j'admire le talent, Tout ce qu'il fait enchante.

Il n'est rien plus gtlaot

« Quoique ma passion extrême Me fasse un souverain bonheur

Du plaisir de vous dire à quel point je vous aime,

Permettez que l'Amour vous parle en ma faîenr, Avant que j'en parle moi-même.

J'ose attendre beaucoup d'un entretien si doux.

Hé, qui sent mieux que lui ce que je sens pour fousN

OLYMPE

C'est s'exprimer avec tendresse.

LA COMTESSE

On dit plus qu'on ne sent; mais je veux à mon toor Faire présent à la Jeunesse.

(La comiease loi donne on diamant) LA JEUlfSSSE.

J'accepte cette bague, attendant l'heureux joor Où vous saurez pour qui je m'intéresse.

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