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SCÈNE I LE MARQUIS, VIRGINE

VIROINB.

Olympe, s'abusant, vous en êtes coupable.

Mais je ne lui dis rien qui ne soit véritable. Vois, ce qu'à l'Inconnu, pour hâter son espoir, Par nos comédiens elle faisait savoir.

Pour le galant Inconnu.

« Vos manières pour notre aimable comtesse, sont si engageantes, que je n'ai pu me défendre d'entrer dans vos intérêts. J'ai feint que je vous avais rencontré dans le bois, où vous m'avez fort exagéré la passion que vous avez pour elle, et j'en ai pris occasion de faire de vous une peinture qui ne vous a pas nui dans son cœur : il est à vous si vous vous hâtez de le venir demander. Profitez de l'avis que je vous donne. Il m'est important que vous ne différiez point davantage à vous découvrir; et vous devez peut-être assez au soin que je prends de faire réussir votre amour pour faire au plus têt ce que je souhaite. »

VIRGINE

C'est là, contre soi-même, employer son adresse.

LE MARQUIS. [tOSSe?

Je l'en plains; mais, dis-moi, que pense la com-

VIROINE.

Tout ce qu'on peut penser dans un dépit jaloux. Elle en a mieux senti l'amour qu'elle a pour vous; Et, quoiqu'elle déguise en quel trouble la jette L'ardeur que vous montrez de la voir satisfaite. Elle ne peut souffrir le feint détachement Qui semble la céder aux vœux d'un autre amant. Ainsi ne doutez pointque vous montrant pour elle. Contre son espérance et galant et fidèle. Elle n'accorde enfin à de si tendres feux, [reux. Le doux consentement qui vous doit rendre heu-

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