D. GARCIE, D. BERTRAND, LÉONOR, GUZMAN
D. GARCIB.
Quel débat avez-vous l'un et l'autre ?
D. BERTRAND
Elle pleure.
Les oiseaux étaient drus, ils se sont dénichés. Pleurez, ma pauvre sœur, pleurez pour vos péchés.
LÉONOR
Il vaut mieux désormais me résoudre à me taire.
D. BERTRAND
De grâce, dites-moi, mon prétendu beau-père...
D. GARaS.
Vous pourriez supprimer ce mot de prétendu.
D. BERTRAND
Si vous l'êtes jamais, je veux être pendu, Pour la seconde fois j'en jure de la sorte, Si c'est trop peu jurer, que le diable m'emporte, C'est tout dire, on doit croire un homme à son ser- D. OARCiE. [meut.
Nous en sommes tantôt convenus autrement. Don Félix est parti, qui vous faisait ombrage, Rien ne vous peut choquer, ma fille est belle et sage, Ne nous brouillons donc point par de nouveaui dé*
D. BERTRAND. [tOUrS.
Vous me pensiez mener par le nez comme un ours.
D. GARCIE, avec trn (on de colère.
Quand je parle raison, j'entends qu'on y réponde.
D. BERTRAND
Vous êtes bilieux autant qu'homme du monde. Vous devriez donner prompt remède à cela; Je compose un onguent...
D. GARCIB.
Nous n'en sommes pas là.
Puisque pour vous ma fille est un parti sortable, Fussiez-vous mille fois plus diable que le diable, Vous ne vous moquerez ni d'elle ni de moi. Et vous l'épouserez ou vous direz pourquoi.
D. BERTRAND
Je ne suis point un sot, que cela vous suffise.
D. OARCtB.
Cette sotte raison n'est point ici de mise.
D. BERTRAND
Et si sa vision la prenant au collet, Elle s'en va sauter au cou de mon valet.
DON BERTRAND DE CIGARRAL, ACTE V, SCÈNE Xf.
Le croyaot chevalier de ranimai à coroes?