‹ Théatre completChapitre 186 sur 1461 · BBRTRÀHD · texte numérisé non relu

BBRTRÀHD

Bé bieo, la belle, enfin nous tiendrez-vous parole?

ISARELLB,

Ooi, û vous m*assurex que mon pore avec vous Consent que cet amant devienne mon époux.

D. OARGUE.

Que dit-elle?

ISABELLE

Ah ! Mon père, il m'a sauvé la vie, Et la reconnaissance à Taimer me convie, Je dois m'en souvenir jusque dans le tombeau.

D, OABGIE.

De quoi?

ISABBLLK.

Sans son secours un furieux taureau...

D. BERTRAND, à D, Garde,

Oyez, mais par ma foi, c'est méchanceté pure, Et vous savez fort bien où lui tient Fencloueure.

D. OARCIE.

rignore...

O. BERTRAND

Ignorez donc, il m'importe fort peu :

le retire sans bruit mon épingle du jeu. De peur d'engendrer noise, usez-en tout de même

D. 6ARCIE.

Peoiez«vous m*échapper avec ce stratagème?

MABBLLB.

De grâce, en ma laveur modérez ce courroux, Si le ciel de sa main me choisit un époux«..

D, BERTRAND, à D, Garde,

(Test stratagème encore?

D. 6ARCIB,

Explique ce mystère* Ximes-tu donc ailleurs?

ISABELLB.

Je ne puis vous le taire* Oui, j'aime, et je ne pus refuser mon amour Au généreux vainqueur à qui je dois le jour : D'un accident si triste et difficile à croire. Sachez que don Alvar vous conta hier l'histoire. C'est une vérité que je ne puis nier, Puisque j'en suis la dame, et lui le chevalier, En me sauvant la vie il me fit sa captive, Et c'est pour lui qu'il faut désormais que je vive*

D. GARCfB.

Tu voudrais l'épouser, lui qui n'a point de bien?

LÉONOR

De tout ce qu'elle dit apprenez qu'il n'est rien : Cette obligation n'est en efi'et qu'un contOi Pour couvrir un amour dont l'aveu lui fait honte«

D. BERTRAND

Vous a4*on demandé votre avis là-dessus? Vous tairez-vous jamais?

LÉONOR

Je ne me tairai plut, Aussi bien il est temps de vous faire connaître Que don Alvar vous fourbe, et que ce n'est qu'un Qu'il adore Isabelle. [traître,

D. BBRTRAND, à JsabêHê,

Est-il vrai, dites*moi, Vous fait-il les yeux doux?

ISABELLE

Il m'a promis ta foi.

D. OARCIB.

Quelque espoir qui le flatte, il pourra se méprendre, S'il prétend que sans bien je l'accepte pour gendre.

ISABELLB.

Après un tel bienfait...

D. GARCIB.

Je sais ce qu'il te faut.

LÉONOR, à D. Bertrand, Hé bien, contre l'ingrat ai-je parlé trop haut?

D. BERTRAND

Quand je vous eusse vue en compétence d'âge, Je voulais avec vous en faire un mariage, Môme je l'appelais déjà mon héritier, Comme si j'eusse dû ne me point marier, Et le galant me joue? Ah, si je ne me venge...

LÉONOR

Je suis de votre avis si son humeur ne change; Mais s'il se résolvait enfin à m'épouser?

D. BERTRAND

Je suis bien ennuyé de vous ouïr jaser; Sans cesse vous parlez si je ne vous fais taire. Mais voici mon cousin.

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