LUCI
Ah ! Qui dans son amour voit le moindre partage, S*\}n en meurt de douleur,doitmanquer de courage.
ORONTE
SU fallait qu'en effet cette maxime eût cours. Abus serions en danger de mourir tous les jours. Est-il légèreté comparable à la vôtre? [Fautre. Tout le sexe est changeant, hier Tun, aujourd'hui LUCIE. [heur;
Feignez pour mieux fourber, de craindre ce mal- Mais combien après tout en sont morts de douleur ? A ces fâcheux revers combien n'ont pu survivre ?
ORONTE
L*exemp]e est dangereux, je renonce à le suivre.
LUCIE
Pour un si bel effort votre cœur est trop bas.
ORONTE
L'entreprenne qui veut, je lui cède le pas. [tyre, Qoand je mourrais pour vous d'angoisse et de mar- Elqoe deux ou trois jours on vous entendrait dire, a Cétait un brave amant, c'est pour moi qu'il est
[mort.
Hélas! j'en al regret : » j'y gagnerais très fort.
LUCIE
.Vest-ce rien qu'acquérir une illustre mémoire ?
ORONTE
le préserve le ciel d'une si triste gloire.
LUCIE
Cq>endant vous direz encor que vous m'aimez ?
ORONTE
Consultez-en mon cœur, ce cœur que vous charmez.