‹ Théatre completChapitre 25 sur 1461 · SCÈNE I LÉONEL, D. FÉLIX, ALOiNSE · texte numérisé non relu

SCÈNE I LÉONEL, D. FÉLIX, ALOiNSE

LéONEL.

Appelez ma prière ou scrupule, ou faiblesse, L*hoQoear est délicat, peu de chose le blesse. Déjà de tous côtés j'entends naître un sourd bruit, A cause qu*à ma porte on s'est battu de nuit : Oo vous nomme tout bas Tauteur de la querelle; A ses rivaux, dit-on, il dispute Isabelle. D'un voisin médisant ce murmure indiscret Me semble pour ma ûile un outrage secret; Êtouiïez-Ie, de grâce, et donnez lieu de croire Que l'imposture en vain ose attaquer sa gloire.

D. FÉLIX

Ce soupçon mal fondé peut un peu trop sur vous : Ces rivaux prétendus n'étaient que des filous. Je vous l'ai déjà dit, qu'ils m'ont pressé de sorte. Qu'au besoin cette nuit j'ai gagné votre porte. Cette heureuse retraite assurait mon parti. Quand au bruit du combat vous-même êtes sorti ; Et ces lâches craignant qu'on les pût reconnaître, Ont disparu sitôt qu'ils vous ont vu paraître.

LÉONEL.

Je le veux croire ainsi, mais le peuple toujours Dit ce qu'il s'imagine, et tient de sots discours. Comme un mal négligé s'aigrit et continue, Obtenez de vous-même un peu de retenue ; Et fuyant un quartier où l'on compte vos pas. Montrez qu'à ces faux bruits vous ne consentez pas.

D. FÉLIX

Gardez plutôt de là qu'on ne prenne l'audace...

LÉONEL.

Enfin, me voulez-vous refuser celte grâce?

D. FÉLIX. pieu...

Vous pouvez tout sur moi, mais vous n'avez pas

LÉONEL.

n y va de ma gloire, et c'est assez. Adieu.

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