‹ Théatre completChapitre 336 sur 1461 · DEUXIÈME BRAVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME BRAVE

Craignant quelque disgrâce, évitons sa fureur.

D. ALVAR

Vous fuyez, assassins; ce secours vous fait peur ?

Laissons-les s'échapper ; quoiqu'indignes de vivre, Us ne méritent pas qu'on daigne les poursuivre.

D. ALVAR

Cependant je dois tout à ce bras généreux; Sans vous, ma résistance était vaine contre eux; Vous seul par un secours...

D. LOPE

Épargnez-moi, de grâce, J'^i faitce que vous-même eussiez fait en ma place.

D. ALVAR

Au moins j'aurais montré que je sais mon devoir. Mais enfin, où vous puis-je entretenir ce soir? Il faut que je vous quitte; et ma disgràceest telle, Qu'ayant tué d'abord l'auteur de la querelle, Quoique sa mort soit juste après sa lâcheté, Je serais criminel si j'étais arrêté.

D. LOPE

Je ne laisserai pas mon secours inutile : Ne craignez rien, chez moi je vous oiïre un asile. Allons, et soyez sûr qu'au besoin contre tous Je saurai vous défendre, ou périr avec vous. Mais sans doute on vous cherche.

b. ALVAR.

0 malheur redoutable!

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