DEUXIÈME BRAVE
Craignant quelque disgrâce, évitons sa fureur.
D. ALVAR
Vous fuyez, assassins; ce secours vous fait peur ?
Laissons-les s'échapper ; quoiqu'indignes de vivre, Us ne méritent pas qu'on daigne les poursuivre.
D. ALVAR
Cependant je dois tout à ce bras généreux; Sans vous, ma résistance était vaine contre eux; Vous seul par un secours...
D. LOPE
Épargnez-moi, de grâce, J'^i faitce que vous-même eussiez fait en ma place.
D. ALVAR
Au moins j'aurais montré que je sais mon devoir. Mais enfin, où vous puis-je entretenir ce soir? Il faut que je vous quitte; et ma disgràceest telle, Qu'ayant tué d'abord l'auteur de la querelle, Quoique sa mort soit juste après sa lâcheté, Je serais criminel si j'étais arrêté.
D. LOPE
Je ne laisserai pas mon secours inutile : Ne craignez rien, chez moi je vous oiïre un asile. Allons, et soyez sûr qu'au besoin contre tous Je saurai vous défendre, ou périr avec vous. Mais sans doute on vous cherche.
b. ALVAR.
0 malheur redoutable!