‹ Théatre completChapitre 338 sur 1461 · SCÈNE XI D. LOPE, D. ALVAR · texte numérisé non relu

SCÈNE XI D. LOPE, D. ALVAR

DON ALVAR

Et vous devant la vie; Ce n'était pas assez...

D. LOPE

Brisons là, je vdus prie. | Savez-vous qui je suis?

D. ALVAR

C'était pour le savoir Que je vous demandais à vous parler ce soir.

Savez-vous contre qui je viens de vous défendrcl

D. ALVAR

Non.

D. LOPE

Savez-vous quel sang vous avez su répandre

D. ALVAR

Aussi peu ; seulement vous répondrai-je bien Que mon cœur sur ce point ne se reproche rien. Mais ne me cachez plus un secret qui m'importe.

D. LOPE

Don Lope de Guzman est le nom que je porte.

D. ALVAR

Je connais ce grand nom ; et le malheur m'estdoui Par qui je tiens le joi^r d'un homme tel que vous.

D. LOPE

Gardez bientêt de prendre un sentiment conlrain

D. ALVAR

Pourquoi?

D. LOPE

Si je vous dis que le mort est mon frèw

D. ALVAR

Votre frère?

D. LOPE

Oui, mon frère; et vous pouvez jug< Si je puis vous défendre, ayant à le venger.

D. ALVAR

Mais vous m'avez promis...

D. LOPE

La promesse est frivol Jamais contre soi-même on ne donne parole.

D. ALVAR

Que ppé tendez- vous donc?

D. LOPE

Montrer par votre nior Que le devoir du sang est toujours le plus fort.

D. ALVAR

Hé bien, me voici prêt à vous rendre une vie...

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