SCÈNE IV LA REINE, ÉRIPHILE, ARCAS, DORIDE, CLÉONE
LA REINE
Eh bien, Arcas vient-il, après tant de disgrâces. Nous expliquer du sort les dernières menaces?
ARCAS
Madame, plût au ciel qu'au prix de tout mon sang...
LA REINE
La pitié fait outrage à celles de mon rang. Parle, c'est trop tenir mon âme suspendue ; Ne me déguise rien, la bataille est perdue?
Oui, madame, et jamais les destins conjurés Avec tant de fureur ne se sont déclarés. Contre nous Timocrate a paru comme un foudre. Qui renverse, qui brise, et réduit tout en poudre ; Tous sous ses moindres coupssonttombés sans ef- Et peu de oos vaisseaux ont regagné le port, [fort,
ÉRIPHILB.
Ahl Géone.
LA RBINB.
Gardez de rien faire paraître Qui démente le sang dont on vous a vue naître; Et refusant votre âme à des soupirs trop bas, Si le sort vous trahit, no vous trahissez pas. A quoi que sa rigueur contre nous puisse atteindre, C'est la justifier que de s'en oser plaindre, Et d'un trône où la gloire a toujours éclaté.