‹ Théatre completChapitre 433 sur 1461 · SCÈNE V LA REINE, NÎCANDRE, ARCAS. DORIDE · texte numérisé non relu

SCÈNE V LA REINE, NÎCANDRE, ARCAS. DORIDE

NICANDRE

Non, madame, et le sort qui me poursuit toujoa En me tirant des fers, m'en donne de plus lourds. De quelque doux espoir que mon retour vous Qil Aimerez-vous un bien qu'on doit à Timocrale, Et vous résoudrez-vousdans un malheur si gru A vous servir d'un bras qu'un ennemi ?ousrefi4 M'ayant fait prisonnier, c'est lui qui me renio

LA REINE

Quelle amertume, ô dieux, versez-voussurmajo

NICANDRE

Et je sens d'autant plus l'aigreur de ce revers, Que sans condition il a brisé mes fers. Jugez à quel effort tant de vertu m'engage.

LA REINE

Quoi, de Trasile pris nous laisser l'avantage, Et ne l'arracher pas à ce lâche destin Qui d'un règne éclatant précipite la fio?

NICANDRE

Vous la craignez en vain si vous l'en pouveicrà Ma prise avait à peine afTermi sa victoire, Que le combat cessé, je prépare mon cœur A tout ce que fait craindre un insolent vainque Quand un ordre secret que l'on semblait attendu Dans un léger esquif me force de descendre, Où pour en joindre un autre, ayant un peu ra J'y vois le roi de Crète encore tout armé. Sitôt qu'il m'aperçoit il hausse la visière, Je découvre l'éclat d'une mine guerrière, Et tel que sur un teint et vif et coloré, La chaileur du combat ne Ta point altéré. « Nicandre, » me dit-il, « pour montrer à lare Que même je la veux respecter dans sa baioe, Si tant de sang versé ne la saurait ûoir, Je lui redonne en toi de quoi la soutenir; Heureux, si poursuivant mon premier anoti De son trône et du mien je lui puis faire homaB Et si de son courroux désarmant la rigueur, Ma victoire aux vaincus fait souffrir le vainqw Cependant, par respect pour qui veut me détrt Voisquemoi-mémeaux tiens j'ai voulu tecoDihà Nous voguons tant qu*enf!n n'osant plus avaa Avant qu'on nous sépare, il me fait l'cmbrassi

LA RBINB.

Quoi, d'un faux sentiment Tindigne et basse am Pour éblouir Nicandre a donc assez de force, Et ce trompeur appât l'a sitôt abattu, Qu'il nous vante pour vraie une ombre de ▼* Non, non, quoique la tienne ait peine à s'en

[feB

Ne crois pas que jamais jem*en laisse surpren Et que d'un ennemi l'audacieux espoir, En séduisant ma haine, ébranle mon devoir. Ce cœur qu'il veut corrompre est trop haut]

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