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SCÈNE I ÉRIPHILE, CLÉOiNE

GLÉONE.

Otti, madame, dès hier la nouvelle en est sue; Mai» je la vois par tout si lâchement reçue. Qu'à moÎDS d'y faire naître un obstacle plus fort. L'alarme qu'elle cause avancera sa mort.

ÉRIPHILB.

Quoi donc, ce peuple ingrat perd déjà la mémoire One c'est de ce héros qu'il tient toute sa gloire, Û que, sans son secours, peut-être qu'à leur choix Chez les Messéniens nous prendrions des rois?

CLÉONK.

L effroi qu'il a conçu des serments de la reine, Ne lui laisse plus voir ce qu'a fait Cléomène; Et Ton vainc cet effroi toujours malaisément, îoand le respect des dieux en est le fondement. Pour peu que l'on diffère à leur offrir sa tête, D croit voir leur vengeance à tonner toute prête; Et dans cette frayeur qu'on ne peut modérer, L«s plus zélés pour lui n'osent que soupirer. Itaiscequ'on vient d'apprendre, et qui plusl'épou- L'eDoemi celte nuit a fait une descente; [vante, Etfaiis qu'on en a lui faisant présumer Ott'il nous veut investir el par terre et par mer : Ce peuple qu'un faux zèle aveuglément anime. Pour apaiser le ciel demande sa victime.

ÉRIPHILE

Rigoureuse demande, el zèle criminel !

C'était peu qu'être ingrat, il veut être cruel. Mais la reine, Cléone, à quoi se résout-elle?

CLBONE.

Elle accuse avec vous la fureur de ce zèle. Et Tait connaître assez quel est son désespoir De n'avoir pas laissé sa haine en son pouvoir; Mais d'une exacte foi comme elle doit l'exemple ; Pourvotrehymenpromis loutse prépare au temple, Où sans l'avis reçu des complots de la nuit, Déjà le roi de Crète aurait été conduit.

ÉRIPHILE

Ahl Si de cet hymen dépend le sacrifice, Où d'un serment fatal l'expose l'injustice. Ne crois pas que jamais ni le fer ni le feu M'en puissent arracher le sacrilège aveu. Ce cœur dont on l'attend doit trop à Cléomène, Pour rendre mon amour ministre de la haine; Et des dieux indignés l'implacable courroux Peut perdre Timocrate, et non pas mon époux. Maispuisqu'enftndupeupleonnedoit rien attendre, Pour le dernier secours espérons en Nicandre, S'il a de la vertu, comme il peut tout ici...

CLÉONE

Vous pouvez .l'éprouver, madame, le voici.

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