LA REIN», TIMOCRATE, ÉRIPHILE, NICANDRE, ARCAS, DORIDE, CLÉONE
LA REINE
Hé bien enfin, Nicandre, Après tant de combats il est temps de se rendre? Les dieuxsans perdre Argos nepouvaients'apaiser?
NICANDRE
Madame, c'est un mal qu'on ne peut déguiser. Arcas vous aura dit avec quelle surprise J*ai d'un accord secret reconnu l'entreprise. Et que pour animer un grand peuple interdit...
LA RKINE.
Je sais qu'on m'a trahie, et cela me suffit.
Si c'est l'arrêt du ciel, il faut qu'il s'exécute,
M'ayanl placée au trône, il en veut voir la chute;
Et je mériterais cet indigne revers.
Si j'osais regretter un sceptre que je perds.
TIMOCRATE
Le perdre? Ah, juste ciell Cessez, cessez, madame, A de vaines frayeurs d'abandonner votre àme. Trasile est mon sujet, et n'entreprendra rien Où votre ordre ne puisse encor plus que le mien; Et si ju^queâ au bout votre devoir s'obstine.
Pour venger votre époux à vouloir ma ruine, Malgré tout mon pouvoir, pour le voir satisfait, Vous n'aurez seulement à former qu'un souhait.
LA REINE. [rage
Que vous m'offensez, prince, et pour un grand cou- Qu'un pareil sentiment est un sensible outrage! Ah ! S'il m'était permis de vous ouvrir mon cœur, Vous verriez quels combats... i