SCÈNE XVI D. FÉLIX, ISABELLE
Dites-moi donc comment Je puis mettre une borne à mon étonnement?
ISABELLE
Don Félix I
D. FÉLIX
Empêchez ce trouble de paraître ; Montrez-vous moins surprise, ou soufi*rez-moi de ISABELLE. [l'être.
Quoi, vous pouvez penser?...
D. FÉLIX
Ah! ne me dites rien; Ce serait redoubler votre crime et le mien, Puisqu'enfin c'est un crime à mon feu trop crédule De manquer de lumière à voir qu'on dissimule, A voir que cet espoir qui me semblait si doux...
ISABELLE
Toutefois je vous aime, et je n'aime que vous : Dans un malheur si grand c'est toute ma défense.
D. FÉLIX
J'aurais tort d'en douter après cette assurance. En effet, n'ayant point là dedans enfermé Un rival plus heureux que digne d'être aimé. Ne m'ayant point exprès refusé ce passage, Ne m'ayant point rendu contre vous témoignage, Et d'un fâcheux vieillard le retour imprévu Ne m'ayant point fait voir... Mais, las, qu'aurais-je Non, non, j'accuse à tort une si pure flamme ; [vu ? Je le sais, je l'avoue, en est-ce assez, madame?
Au moins devez-vous croire en cette occasion...
D. FÉLIX
Que tout ce que j*ai vu n'est qu'une illusion, Que mes yeux m'ont trahi.
ISABELLE
Cela pourrait bien être.
Qu'avez- vous vu?
D. FÉLIX
Quelqu'un que je n'ai pu connaître.
ISABELLE
C'était quelque valel^ qui peut-être en ce lieu...
LES ENGAGEMENTS DU HASARD, ACTE lY, SCÈNE XX.
D. FÉLIX, s*en allant, Cétaît cela sans doute. Adieu, madame, adieu.
ISABELLE , seule, Doîs-je pour une amie à ce point me contraindre?