LA MORT DE L'EMPEREUR COMMODE , ACTE V, SCÈNE IX
MARCIA
Nous savons q u'à vou s seul nous devons cette gloire ; Et ma sœur dans Lœtus admire avec plaisir La vertu d'un amant qu'elle avait su choisir.
L^TUS
Si son cœur de mes vœux eut peine à se défendre. Quand eJle touche au trône,oserais-je y prétendre?
HELVIB.
Ce cœur vous devant tout, c'est oulrager ma foi Que craindre une ^randeurque vous quitliez pour
[moi ; Et votre amour du mien doit flatter sa constance, S'il peut dans mon devoir en trouver Fassurance.
LMTVS.
0 glorieux arrêt qui remplit mon espoir!
ÉLI'XTUS, à Mnrcia,
Qu'ai-je à combattre en vous par delà ce devoir, Madame? Jusqu'ici ma flamme, quoique pure. D'un insigne soupçon n'a pu forcer l'injure. Pour toucher votre cœur ai-je assez entrepris?
MARCIA
L'aveu de Pertinax vous doit gagner ce prix, Mais pour vous l'acquérir, sans tarder davantage, Dans sa grandeur nouvelle allons lui rendre hom- Et mériterqu'en vous il honore aujourd'hui [mage, La vertu que les dieux ont couronnée en lui.