SCÈNE IX
LÉONEL, D. FADRIQUE, D. FÉLIX, D. CÉSAR,
LÉONEL, à D, Fadrique, [braS...
Non, il faut qu'il l'épouse, ou dans son sang mon
D. FADRIQUE.
Ne vous emportez point, c'est tout ce qu'il désire.
LÉONEL.
Donc par quelle chaleur m'a-t-il tantôt pu dire...
D. FÉLIX
Oubliez un transport que l'amour' a causé. Tout mon crime est mon feu trop longtemps dé-
[guîsé.
C'était par votre aveu que je devais prétendre...
LÉONEL.
Il me suffit qu'en vous j'embrasse enfin un gendre.
D. FÉLIX
Mon bonheur est si grand que je ne sais comment Vous témoigner ma joie et mon ressentiment : Mais si pour vous offrir un cœur rempli de zèle...
LÉONEL.
Rrisons là, je vous prie, et trouvons Isabelle. Où s'est-elle cachée ?
D. FADRIQUE, à Clarin,
As-tu perdu la voix?
CLARIN.
Je ne sais ce qu'il faut répondre celte fois ; Et j'ignore, monsieur, tant ce succès m'étonne, Si vous me demandez la mauvaise ou la bonne, La fausse ou bien la vraie; et dans un tel souci, Pour ne me point tromper, l'une est là, l'autre ici.
D. FADRIQUE.
Comme ici dès tantôt elle s'est retirée, En cette occasion elle y sera rentrée.
(// va au cabinet où est Elvire,) Sortez, sortez, madame, enfin tout est d'accord, J'ai su gagner celui dont vous craignez l'abord Et par son ordre exprès un heureux hyménée Doit rendre dès demain votre amour couronnée.
ELVIRE, sortant du cabinet.
Puisqu'il sait ma faiblesse, et veut bien l'excuser, Je dois cesser de feindre et de me déguiser.
D. CÉSAR
Ah, sœur, infâme sœur! Est-ce ainsi qu'on m'af-
CLARIN. [fronte?
C'est bien ici lediable, ils n'ont pastousleurcompte.
D. FÉLIX
Modérez ce transport.
D. CÉSAR
Soufl*rir qu'un suborneur Fouleauxpiedsl'amitié pour m'arracher l'honneur?
D. FADRIQUE.
A votre passion donnez moins de croyance, Je suis perfide ami, peut-être en apparence. Mais ce sont des secrets que vous saurez un jour : Cependant je l'adore, approuvez mon amour, Et calmant le courroux qui règne dans votre âme, Par un aveu public autorisez ma flamme.