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SCÈNE V D. FERNAND, GUZMAN

I GUZMAN

l Vous Valiez bailler doux?

pire bien le dolent d'avoir cru nécessaire Bq'U ne partageât pas l'ennui de votre aiïaire ? ^^03 excuses sans doute auront ce fondement?

D. FERNAND

levais sur son accueil régler mon compliment.

GUZMAN

liais croyez- vous chez lui comme gendre paraître, .Sans que soudain ailleurs il vous fasse connaître? , Si jusqu'à l'inconnue on fait courir ce bruit. Lia choix de Léonor vous vous verrez réduit. f bai)clJe de vous déjà se désabuse.

D. FERNAND

11 faut pour le beau-père inventer quelque ruse. Et le mener si bien, qu'après mon compliment. Il me permette encor huit jours d'éloignement. Je puis chez don Juan d'une affaire secrète. Pour un terme si court prétexter ma retraite, Presser mon aventure, et pénétrer enOn Quel succès de mes feux doit régler mon destin.

GUZMAN

Ce sont feux volatils dont je crains bien l'issue. Deux beautés, à la fois, vous ont frappé la vue; Et, quittant Léonor sur l'appât d'un faux bien, Vous risquerez à tout, et n'attraperez rien.

D. FERNAND

Voyons-la, puisqu'au père il faut rendre visite. Entrons. Mais, dieux! Guzman, que j'ai l'âme inter- GUZMAN. [dite!

Qu'avez-vous ?

D. FERNAND

Qui jamais vit un feu plus constant?

Dans la cour de don Diègue on m'épie, on m'attend ; J'y vois mon inconnue avecque sa suivante.

GUZMAN

N'en doutez point, monsieur, la chose est évidente. Elle a su votre hymen ; et, voulant l'empêcher. Ici chez le beau-père elle vient vous chercher. Voilà comme un secret ne se peut jamais taire.

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