‹ Théatre completChapitre 626 sur 1461 · LE GALANT DOUBLÉ, ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

LE GALANT DOUBLÉ, ACTE IV, SCÈNE IV

D. FEHNAND.

Au moins...

BÊATRIX.

Encore un coup, monsieur, je ncprends rien, Vous me connaissez mal.

GUZMAX.

01a fille de bien !

Elle est incorruptible.

D. FERNAND

Un présent Tépouvante!

BÉATRIX

Pourquoi, sMI m'en revient plus de millede rente ? Mais il faut, quels qu'ilssoient, peuples voirsansmé- Que la galanterie en fasse toutle prix. [pris.

Je veux qu'avec tant d'art son adresse en ordonne. Qu'on me soit obligé de tout ce qu'on me donne; Et qu'on fasse si bien, que, le don accepté, Je semble avoir encor moins reçu que prêté. C'est assez que mon cœur connaît ce que j'en pense.

D. FERNAND

Pour tes adorateurs c'est trop de récompense ; Mais, en ayant grand nombre, il est bien malaisé Qu'ils touchent vivement un cœur si divisé. De l'un par l'autre ainsi tu confonds le service.

L'alphabet que j'en liens à chacun rend justice;

Et, selon lesdegrés du mérite qu'il a,

Pour ne confondre rien, je lui fais un « nota. »

D. FERNAND

Le secret est galant, pour ne s'y pas méprendre.

BÉATRIX

Nous avons obligé ma maîtresse à descendre : La voici qui parait.

Page 1