LE GALANT DOUBLÉ, ACTE IV, SCÈNE IV
D. FEHNAND.
Au moins...
BÊATRIX.
Encore un coup, monsieur, je ncprends rien, Vous me connaissez mal.
GUZMAX.
01a fille de bien !
Elle est incorruptible.
D. FERNAND
Un présent Tépouvante!
BÉATRIX
Pourquoi, sMI m'en revient plus de millede rente ? Mais il faut, quels qu'ilssoient, peuples voirsansmé- Que la galanterie en fasse toutle prix. [pris.
Je veux qu'avec tant d'art son adresse en ordonne. Qu'on me soit obligé de tout ce qu'on me donne; Et qu'on fasse si bien, que, le don accepté, Je semble avoir encor moins reçu que prêté. C'est assez que mon cœur connaît ce que j'en pense.
D. FERNAND
Pour tes adorateurs c'est trop de récompense ; Mais, en ayant grand nombre, il est bien malaisé Qu'ils touchent vivement un cœur si divisé. De l'un par l'autre ainsi tu confonds le service.
L'alphabet que j'en liens à chacun rend justice;
Et, selon lesdegrés du mérite qu'il a,
Pour ne confondre rien, je lui fais un « nota. »
D. FERNAND
Le secret est galant, pour ne s'y pas méprendre.
BÉATRIX
Nous avons obligé ma maîtresse à descendre : La voici qui parait.