‹ Théatre completChapitre 669 sur 1461 · SCÈNE VI SCSORK, HÉSIONE, SOSTRATE, PHÉDIME · texte numérisé non relu

SCÈNE VI SCSORK, HÉSIONE, SOSTRATE, PHÉDIME

SOSIME, GABOES.

SINORIX.

%icesse, taot d'orgueil lasse ma patience. breioeici toujours garde pleine puissance; t\mà TOUS l'ofiTeasez, c'est à moi de venger UsoQtnges piquants qu'elle ose négliger.

^«jttfw sous vos pas s'ouvre le précipice, S jf ion consentir à me faire justice, re/îTousde songer à vous mieux secourir...

BÉSIONE.

A quelle indignité je te vois recourir ! OooUurce vain courroux tu crois queje me rende? tlaie, ordonne, agis, c'est ce queje demande; liisoe t'arrête pas, quand tu peux m'accabler, Arioulile effort de me faire trembler.

lierai déjà dit, tyran, quoi que tu fasses, k te dédaigne trop pour craindre tes menaces. h destin qui me perd la fatale rigueur le saurait abaisser ni mon rang ni mon cœur; fclfré sa lâcheté j'ai l'âme toujours vaine, lilgré ta trahison je suis toujours ta reine; ^j'aila joie, au moins, que ton heureux projet, ^ te fait mon tyran, te laisse mon sujet.

smoRix.

^un pareil sujet en peut aimer le titre, Ownd du sort de sa reine il s'est rendu l'arbitre, ïqo'il en peut tenir le pouvoir limité Pus les emportements de sa seule fierté. pir la gloire du rang, conservez-la, madame, ■*iis qu'à d'autres soins je livrerai mon âme, Itàercherai sur qui, dans ce noir attentat, • Bwn ressentiment doit s'étendre l'éclat, fa sais dont en ma cour l'appui secret vous flatte.

HESIONE.

k les éprouve donc plus lâches que Sostrate. ^^estlui seul dont le zèle à mes désirs se rend, ^m'explique, il est prêt, j'ordonne, il entreprend, Tb tiens le criminel, je t'offre sa complice.

SOSTRATE

'Wame, qui vous porte à vous faire injustice, i'ouloir de mon sort partager le courroux ?

J'entreprends, il est vrai, mais ce n'est pas pour Par mon seul intérêt j'ai dû... [vous.

HÉSIONE

Qu'oses-lu dire ?

Je t'ai sollicité, c'est ton bras qui conspire; Et tu cherches en vain à rejeter sur toi Les motifs d'un beau coup qui ne sont dus qu'à

SOSTRATE. [moi.

Mais, madame...

HÉSIONE

Non, non, c'est m'offenser, Sostrate, Souffre d'un grand projet que la gloire me flatte. Où le péril est beau, m'empêcher d'y courir. C'est n'arracher la part que j'en puis acquérir.

SINORIX.

Quoi, généreuse assez pour ne lui pas survivre?

HÉSIONE

Ne pouvant le sauver, du moins je dois le suivre. Et n'aurais dans mou sort à me plaindre de rien. Si, te donnant mon sang, je conservais le sien.

SINORIX.

Hé bien, pour satisfaire à cette noble envie, Je vous mets en pouvoir de lui sauver la vie. Oui, quoi qu'il ait tenté, je laisse à votre choix D'empêcher contre lui la rigueur de nos lois. Sostrate doit périr, tout le veut, tout m'en presse; Mais je puis épargner l'époux de la princesse; Et sa grâce pour vous est un effet certain Si pour prix de son crime il obtient votre main.

SOSTRATE

Non, seigneur, ordonnez la peine qui m'est due; Quand je verrais pour moi la princesse rendue. Sachant quelle contrainte elle en pourrait sentir, Jamais, jamais ce cœur n'y voudrait consentir.

SINORIX.

Fais, fais le magnanime, et souffre à ton audace De braver ma vengeance, et rejeter ma grâce; Mais, j'en jure les dieux qui m'ont soumis ton sort. Elle n'a que ce choix, son hymen, ou ta mort.

HÉSrONB.

Le détour est adroit, et me mettrait en peine S'il pouvait m'empêcher de voir que je suis reine; Mais ma main dans ce rang ne saurait se donner Qu'en remplissant le droit qu'elle a de couronner. Par là, de son refus ne crois pas qu'on s'étonne, Ta fureur m'a ravi ce qu'il faut qu'elle donne; Et tu m'êtes ainsi, par tes lâches forfaits. Le pouvoir d'accepter l'offre que tu me fais.

SIXORIX.

II mourra donc, madame, et vous aurez la gêne De voir que vos mépris feront toute sa peine. Et que de votre main ce refus éclatant Redoublera l'horreur de la mort qui l'attend. Au moins, ce lui doit être un supplice assez rude De n'en devoir l'arrêt qu'à votre ingratitude. Et de voir qu'en effet qui doit le secourir. Quand je veux le sauver, le condamne à périr.

HÉSIONE

Va, nous sauronsdans peu, malgré ta lâche audace.

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