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LE FEINT ASTROLOGUE, ACTE I, SCÈNE V

Lucrèce a-t-elle ailleurs engagé sa fraochise? [se? Esl-cebaioe, est-ce orgueil quîfailqu'on me mépri- To ne me réponds rien? Es-tu sourd, ou sans voix? Pourquoi grincer les dents, et te serrer les doigts? Parie, es-tu possédé?

PHILIPIN.

Monsieur, laissez-moi faire.

D. FERNAND

Db donc ce que tu sais.

PHIUPIN.

Je tâche de me taire, On me Fa commandé ; mais pour ne rien cacher, Déjà loin d'obéir, je suis las de tâcher; OyeL Ce cavalier poli, galant, honnête.

Qui ne TOUS a jamais donné martel en tête; Enfin ce don Juan dont je vous ai parlé, Qoi fait croire partout qu'en Flandre il est allé. Par l'ordre de Lucrèce, et sans qu'aucun le sache, Ko secret dans Madrid chez don Lope se cache.

D. FEBNAND.

Qucdis-ta? Par son ordre?

PflUJPlN.

Il en est adoré.

D. FBRNAND.

DonJoaDest ici?

PHIUPIN.

Rien n*est plus assuré; 0 a feint ce départ pour vous donner la baie.

p. FBRNANO.

Me tromper! Je prétends qu'un des deux me le paye.

PHILIPIN.

Et que résolvez-vous?

D. FBRNAND.

Le dessein en est pris^ Je veoi revoir Lucrèce.

PHIUPIN.

Ahl pauvre Béatrixl Monsieur, vous parlerez, sa fortune est perdue.

D. FBRNAND.

Non, crois-moi.

De quoi donc vous guérira sa vue?

D. FBRNAND.

ie vetn me rire d'elle, et pour me venger mieux. Me feindre de nouveau captif de ses beaux yeux ; Si j'en suis méprisé, du moins j'aurai la joie De la payer sur l'heure en la même monnoie ; k saurai la railler, et lui faire sentir Oaeje n'ai fait l'amant que pour me divertir. Maisenfin don Juan, à ce que j'en puis croire, A besoin pour la voir de la nuit la plus noire. Après tout, son bonheur me rend un peu jaloux.

PHILIPIN.

Suffit jasqu*à tantôt. Don Louis vient avec vous.

D. FBRNAND.

Laisse-moi lui parler, et cours avec adresse Tinformer d'un voisin si je puis voir Lucrèce; Ccst-à-dire...

PHILIPIN.

J'entends. Vous craignez le vieillard?

D. FBRNAND.

Va donc.

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