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PERSÉE ET DÉMÉTRIUS, ACTE I, SCÈNE IL

didâs.

ContreIeurflerorgueil,tantqu'onme voudra croire, De ce trône, seigneur, je soutiendrai la gJoire, Et ne les verrai point s'établir, à leur choix, Arbitres souverains des différends des rois. Il est temps, après tout, qu'une éclatante guerre Nous fasse enfin braver ces tyrans de la terre, Et que nous acceptions d*un esprit moins soumis L'avantage honteux qui nous rend leurs amis.

Ce glorieux projet charme tout mon courage ; Mais le prince par nous leur sert toujours d'otage; Et leur intelligence est trop à redouter Pour nous croire en pouvoir de rien exécuter.

DIDAS.

Si j'en sais bien juger, seigneur, le roi n'aspire Qu'à secouer le joug d'un si fâcheux empire, Et se lasse de voir les droits abandonnés Qu'usurpe le sénat sur les fronts couronnés. Ces ordres absolus dont la fierté le chasse De ce qu'il a conquis au trône de la Thrace, Semblent l'aigrir assez pour ne balancer pas, A repousser un jour de pareils attentats. C'est à quoi je le porte ; et, si par mon adresse J'apprendsjusqu'où le prince engage sa tendresse. Si ses vrais sentiments pour lui me sont connus, L'obstacle que je crains ne m'arrêtera plus. J'en vaistenterl'épreuve, et vousenrendrai compte.

PERSÉE

Vousvoyezmon malheur, connaissant notre honte, Parlez; et de vos soins à l'État importants Mon cœur croira tenir le trône que j'attends.

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