PERSÉE ET DÉMÉTRIUS, ACTE III, SCÈNE III
Le défiant Persée a trop cru de faux crimes;
Et le seul dont j'ai vu la suite à redouter,
Cest l'appui qu'aux Romains on lui faisait prêter.
Mais l'hymen où coatre eux un vrai zèle l'engage,
De sa fidélité me doit être un sûr gage ;
Et de cette union les favorables nœuds,
Par la foi de Didas m'assurent tous ses vœux.
iânsi, loin qu'il me resteà craindre unôls rebelle...
I ÉRIXENE.
Seigneur, j'ai déjà su cette grande nouvelle; £1 c'est avec plaisir qu'après tant de soubaits. Où le trouble a régné, je vois régner la paix.
PHIUPPE.
Pour n'en revoir jamais la douceur en balance, Achevez aujourd'hui ce que le ciel commence ; daignant de Persée autoriser l'espoir, sceptre qui l'attend partagez le pouvoir. e par cet hymen, à quoi qu'elle s'apprête, ra l'injuste droit de régler ma conquête; se verra forcée, après tant de débats, ¥oir la Thrace entière unie à mes États.
ÉRIXÈNE.
liqoe du sort jaloux l'injuste violence »t soumis l'empire à votre obéissance,
it ce que je dois à l'éclat de son sang, em pouvoir garder toutl'orgueil de mon rang, sur ce noble orgueil que tant de fois pressée pter et le cœur et la main de Persée, œil indifférent j'ai semblé toujours voir gloire qui, par là, s'offrait à mon espoir.
de l'éclat du trône où je suis née, voulais y rentrer avant cet hyménée ; qu'on ne put penser que le don de ma foi moins suivi mon choixque les ordres d'un roi. (de tels sentiments sont d'une âme trop vaine, il-étre sont-ils beaux dans celle d'une reine; leur fierté n'a rien qu'on me vît démentir Tos dissensions m'y laissaient consentir : enfin dans le trouble où Rome vous expose, hais trop les effets pour en nourrir la cause; vouloir que par moi, sur des droits incertains, ordres du sénat traversent vos desseins, 1 de là que j'ai vu par des motifs contraires orde à vos yeux ouverte entre deux frères; L cœur, quand leur haine est prête à s'apaiseconder vos soins n'a rien à refuser, [ser,
PHILIPPE
Persée est heureux, et qu'après tant d'alarmes aveu si propice aura pour lui de charmes !
comme un prompt succès dans de si grands
[desseins un plus sûr obstacle aux malheursque je crains,
voir plus tôt le calme éloigner la tempête. ique vos ordres seuls...
ÊRIXÂNE.
Ma main est toute prête, !Îgneur,et, dés demain, il ne tiendra qu'à vous ;un hymen glorieux n'en fasse mon époux. vois vos intérêts, et de quelle importance
De Didas contre Rome est pour vous l'alliance ; Et si par politique ou par légèreté, Démétrius osait en rompre le traité.
Après ce que de moi Persée a voulu croire, Je veux être en état qu'on respecte ma gloire. Et que ce changement ne se puisse imputer A l'espoir dont ma main aurait pu le flatter.
PHILIPPE
0 d'un charmant espoir l'agréable surprise î